Exposé des Faits : Lien
entre l’activité physique et l’usage du tabac
L’activité physique
et la prévention du tabagisme
Les jeunes femmes qui présentent un risque de tabagisme
et d’inactivité physique partagent de nombreuses caractéristiques;
d’ailleurs, la documentation démontre un lien significatif
entre l’inactivité physique et l’initiation à
l’usage du tabac. Par exemple, la dévalorisation et
les problèmes de poids sont d’importantes variables
explicatives de l’initiation à l’usage du tabac
et, parallèlement, ces facteurs sont liés à
l’inactivité chez les jeunes femmes. Les études
démontrent que l’estime de soi a des répercussions
sur des facteurs précis comme la confiance, la perception
de contrôle et l’anxiété, qui à
leur tour exercent une influence sur la participation à l’activité
physique et sur l’initiation au tabagisme.
L’activité physique
et le renoncement au tabac
De récents résultats suggèrent que l’activité
physique devrait faire partie intégrante des interventions
et des programmes de renoncement au tabac. Différentes études
révèlent d’importantes différences dans
l’abstinence au tabac entre les groupes de personnes actives
physiquement et les sujets inactifs dont d’importantes différences
dans le suivi effectué après 12 mois.
L’activité physique diminue bien des symptômes
physiques et psychologiques du syndrome de sevrage à la nicotine.
L’activité physique vigoureuse réduit les fortes
envies de fumer et les difficultés à dormir durant
les premières semaines du renoncement au tabac. Une étude
a démontré l’effet de modération qu’exerce
l’activité physique sur les perturbations de l’humeur
attribuables à l’abandon du tabac — plus précisément
sur l’anxiété, la tension
et le stress durant la première semaine d’abstinence,
sur l’irritabilité durant la deuxième semaine
et sur l’agitation durant la troisième semaine. Dans
une autre étude, les personnes abstinentes actives physiquement
ont démontré une hausse de l’affect positif
et une
diminution de la dépression quatre mois après le renoncement,
tandis que les personnes abstinentes inactives ont affiché
une hausse de l’affect négatif.
La documentation parle toujours de l’activité physique
comme d’une stratégie saine et efficace de gestion
du poids. La gestion du poids est une grande préoccupation
pour les femmes qui contemplent la possibilité de renoncer
au tabac, ainsi qu’un élément
clé de leur décision d’agir et un important
facteur de risque de rechute. Les programmes d’abandon du
tabac devraient tenter de réduire les préoccupations
liées au poids et aider les femmes à évaluer
judicieusement le gain de poids possible. De plus, les interventions
devraient attirer l’attention sur les différentes questions
liées au poids santé – comme les pressions favorisant
la minceur, la masse musculaire et le pourcentage d’adiposité.
L’activité physique, dans le contexte du renoncement
au tabac, présente aussi une série d’avantages.
En améliorant l’estime de soi et la perception de sa
capacité d’adaptation, l’activité physique
facilite beaucoup les efforts de renoncement. Les personnes actives
physiquement au moment de renoncer au tabac semblent plus confiantes
en leur capacité de maintenir un mode de vie sans fumée.
L’activité physique compense aussi pour les
effets nocifs à court et à long termes du tabagisme
sur la santé.
Une étude a révélé que les jeunes
adultes sont favorables à l’activité physique
comme stratégie de soutien au renoncement au tabac. Dans
cette étude, les jeunes adultes indiquaient que l’activité
physique les exposait aux effets négatifs du tabagisme en
les accentuant et que cette prise de conscience les motivait à
renoncer au tabac. Les jeunes adultes se sont montrés enthousiastes
et ouverts face à cette stratégie, et une forte majorité
d’entre eux croyait que la promotion des programmes de renoncement
au tabac devrait se faire dans un milieu d’activité
physique. |