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2. Le privilège
hétérosexuel
Voici quelques exemples des privilèges
dont profitent les personnes hétérosexuelles. Les personnes
lesbiennes, gaies et bisexuelles ont vécu toutes sortes d’expériences
mais elles ne peuvent pas espérer vivre la plupart de ces événements.
Phénomènes de la vie quotidienne d’une personne hétérosexuelle
:
- Mon orientation sexuelle sera représentée
à coup sûr dans les magazines, au cinéma, à
la télévision, au théâtre ou dans la musique.
- Il y a des modèles positifs de
mon orientation sexuelle.
- J’ai su, tout au long de ma jeunesse,
que mes sentiments romantiques à l’égard des autres
étaient parfaitement normaux et sains.
- Les mots que mes amis et moi-même
utilisons dans nos conversations quotidiennes présument généralement
de mon orientation sexuelle. Par exemple, le mot sexe ne fait référence
qu’aux relations hétérosexuelles et la « famille
» fait référence à une relation hétérosexuelle,
comprenant des enfants.
- À l’école, je pouvais
afficher dans mon casier une photo de la personne pour laquelle j’avais
le béguin et en parler avec mes amis.
- Je n’ai pas peur de révéler
mon orientation sexuelle à ma famille ou à mes amis. Elle
est tenue pour acquise et je n’ai pas besoin de m’en cacher.
- Je n’ai pas peur que mon orientation
sexuelle puisse avoir des conséquences économiques, émotives,
physiques et psychologiques si ma famille et mes amis la découvrent.
- Personne ne m’accuse de prêcher
pour mon orientation sexuelle lorsque je parle de mon hétérosexualité
(en blague ou en parlant de mes relations).
- Personne ne m’accuse d’avoir
été victime d’abus, ni d’être pervers
ou psychologiquement perturbé à cause de mon orientation
sexuelle, ou de vouloir entraîner d’autres personnes (surtout
des enfants) dans mon mode de vie.
- On ne me demande jamais de parler pour
l’ensemble de la population hétérosexuelle.
- On ne me demande pas pourquoi j’ai
choisi cette orientation sexuelle, ni pourquoi j’ai décidé
de l’afficher en public. Je n’ai pas à la défendre,
et personne n’essaie de me convaincre de la changer.
- Je n’ai pas à craindre le
harcèlement ou les agressions à cause de mon orientation
sexuelle.
- Il peut s’écouler des mois
avant qu’on ne me qualifie de personne hétérosexuelle,
personne ne me traite de personne hétérosexuelle avec
méchanceté et les gens peuvent utiliser les mots qui décrivent
mon orientation sexuelle de façon positive (p. ex. : être
droit comme une flèche; personne normale; se tenir droit) au
lieu de façon négative (p. ex. : c’est un gai; c’est
un homosexuel).
- Je ne suis pas catégorisé
en fonction de mon orientation sexuelle.
- Les gens ne supposent pas que j’ai
eu des expériences sexuelles ou que j’ai une conduite immorale
(ou même que j’ai une vie sexuelle active) en raison de
mon orientation sexuelle.
- Je peux penser à mon orientation
sexuelle sans connotation politique.
- Je peux facilement m’associer à
un groupe religieux qui ne m’exclura pas en raison de mon orientation
sexuelle.
- Je n’aurai aucune difficulté
à trouver un médecin ou un thérapeute prêt
à parler de ma sexualité.
- Mon orientation sexuelle ne sera pas
un obstacle si je dois avoir recours à un médecin ou à
un avocat.
- Je peux marcher main dans la main avec
mon conjoint en public et l’embrasser pour lui dire au revoir
à l’aéroport sans craindre que les gens nous regardent,
parlent de nous, nous insultent ou nous agressent.
- Je peux parler librement aux autres de
ma relation avec mon conjoint, de nos vacances ou de nos projets d’avenir.
- Je peux épouser mon conjoint sans
controverse et profiter de tous les avantages sociaux, juridiques et
financiers du mariage.
- Mon conjoint et moi pouvons trouver des
cartes d’anniversaire qui correspondent à notre situation
dans toutes les boutiques de cartes de souhaits.
- Mon conjoint et moi pouvons assister
aux fêtes de famille ensemble et mon conjoint est inclus dans
les photos de famille.
- Mon conjoint et moi pouvons trouver un
logement convenable et nous pouvons nous attendre à ce que nos
voisins soient gentils ou pour le
moins neutres avec nous.
- Mon conjoint et moi pouvons facilement
acheter une carte d’abonnement pour couples dans un club de conditionnement
physique.
- Je peux facilement trouver de la documentation
sur l’éducation sexuelle à l’intention des
couples ayant la même orientation sexuelle que moi.
- Mon conjoint et moi pouvons adopter des
enfants ou avoir des enfants par fertilisation in vitro, sans être
critiqués et sans que quiconque ne s’interroge sur nos
motifs.
- Mon conjoint et moi pouvons élever
nos enfants sans craindre l’intervention des agences de protection
de la jeunesse en raison de notre orientation sexuelle.
- Je n’ai pas à craindre de
révéler mon orientation sexuelle à mes collègues
de travail car on suppose que je suis une personne hétérosexuelle.
- Mes collègues seront sans doute
très à l’aise face à mon orientation sexuelle.
- Je peux retourner à la maison
après le travail sans me sentir exclu, sans avoir peur, sans
crainte d’être victime d’agression, d’isolement,
d’être incompris, mis à l’écart, stéréotypé
ou craint à cause de mon orientation sexuelle.
- Le matériel de référence
utilisé dans mon milieu de travail fait toujours état
de l’existence de personnes ayant la même orientation sexuelle
que moi.
- Il y aura sûrement des gens ayant
la même orientation sexuelle que moi dans mon milieu de travail.
- Je peux parler ouvertement de mon orientation
sexuelle sans crainte de perdre mon emploi.
- Je ne suis pas identifié par ma
sexualité dans mon milieu de travail (p. ex., l’infirmière
hétérosexuelle).
- Si mon conjoint devait mourir, j’aurais
droit à un congé pour deuil à mon emploi, et mon
nom serait mentionné en tant que conjoint survivant dans les
notices nécrologiques.
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