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EXPOSES AUX ENTRAINEURES ET ENTRAINEURS Table des matières 1. Exposé : Relations amoureuses et sexuelles entre coéquipières et coéquipiers 2. Exposé : Relations sexuelles entre entraîneures ou entraîneurs et athlètes 3. Exposés : Athlètes allosexuels (lesbiennes, homosexuels et bisexuels) révélant leur orientation sexuelle à une entraîneure ou un entraîneur 4. Exposé : Aborder les préoccupations à l’égard de la présence dans les vestiaires d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels 5. Exposé : Brimade et humiliation sexuelle dans les équipes de sport 6. Exposé : Inclusion des athlètes transgenres au sein des équipes de sport 7. Exposé : Recrutement négatif et homophobie dans le sport féminin 8. Exposé : Les athlètes allosexuels de couleur : Intersections entre le racisme, le sexisme et l’hétérosexisme 9. Exposé : Harcèlement sexuel entre les athlètes et questions concernant les personnes allosexuelles dans le monde du sport 10. Exposé : Religion et homosexualité dans le sport 11. Exposé : Quoi faire si vous pensez être victime de discrimination
1. Exposé: Relations amoureuses
et sexuelles entre coéquipières et coéquipiers Les personnes qui passent beaucoup de temps ensemble créent des liens. Les amitiés et les relations sexuelles ou amoureuses sont possibles, tant chez les personnes des deux sexes que du même sexe. Ce n’est que récemment, alors que les athlètes lesbiennes, homosexuels ou bisexuels révèlent de plus en plus leur orientation sexuelle, que les entraîneures et entraîneurs et les administratrices et administrateurs ont commencé à relever des façons d’aborder cette situation tout en respectant les droits des membres d’équipe et en tenant compte des priorités visant à établir et à maintenir la cohésion et la performance de l’équipe. À prime abord, le fait de défendre les relations amoureuses ou sexuelles entre les membres d’une équipe peut sembler une solution simple. Cependant, cette politique présume qu’une relation amoureuse ouverte au sein d’une équipe de sport aura inévitablement une incidence négative sur l’unité, la performance et l’image publique de l’équipe. Nous convenons qu’il est en effet plus facile pour les coéquipières et coéquipiers de ne pas s’engager dans une relation amoureuse ou sexuelle avec un autre membre de l’équipe. Toutefois, à l’instar des athlètes hétérosexuels, les athlètes lesbiennes et homosexuels se rencontrent et développent des relations amoureuses. Ceci n’est pas un fait nouveau. Les relations amoureuses entre lesbiennes et homosexuels au sein des équipes sont habituellement tenues secrètes ou, du moins, elles ne sont pas reconnues publiquement à l’extérieur de l’équipe. Le fait d’interdire de telles relations ou d’insister pour qu’elles demeurent secrètes favorise le manque d’honnêteté et le traitement non équitable. Dans certains cas, les entraîneures et entraîneurs et les athlètes tolèrent la relation tant que les personnes concernées sont discrètes et n’attirent pas l’attention sur leur relation. Si la relation est mise au jour, les entraîneures et entraîneurs retirent de l’équipe les personnes en cause ou les avisent de mettre fin à leur relation amoureuse. Les relations amoureuses secrètes ou interdites entre les athlètes peuvent s’avérer une distraction des objectifs de l’équipe. Cependant, nous estimons qu’il est possible pour les équipes sportives de concilier avec les relations amoureuses entre athlètes si ces relations ne compromettent pas les buts ou la cohésion de l’équipe. Ceci nécessite de la maturité et une attitude responsable de la part des personnes concernées et leur volonté d’adopter des comportements appropriés au sein de l’équipe. En bref, cela signifie que les athlètes devraient d’abord se conduire en tant que membre d’équipe dans le contexte de l’équipe. Si les entraîneures et entraîneurs ou les athlètes estiment qu’une relation amoureuse entre deux athlètes pose un problème, il importe de déterminer la source du problème avant de prendre des mesures. Les membres de l’équipe sont-ils préoccupés de leurs propres sentiments de gêne ou des gestes posés par les partenaires de la relation? Souvent, la source de la gêne des membres de l’équipe provient de l’homophobie ou de la crainte que tous les autres membres de l’équipe seront perçus comme des lesbiennes ou des homosexuels. Il arrive parfois que les coéquipières et coéquipiers ne soient pas à l’aise avec le concept d’une relation lesbienne ou homosexuelle et manifeste ce malaise dans la situation. Si les problèmes au sein de l’équipe sont causés par l’homophobie et non la conduite des partenaires de la relation, c’est alors l’homophobie des membres de l’équipe qui est la source du problème et non la relation amoureuse entre athlètes. L’éducation et les discussions avec les membres de l’équipe peuvent permettre d’aborder les craintes, les stéréotypes et les préoccupations. Si la relation amoureuse a une incidence négative sur la performance ou la cohésion de l’équipe en raison du comportement inapproprié des partenaires de la relation, il faut alors se pencher sur ce comportement. Les partenaires doivent connaître les attentes particulières auxquelles elles ou ils font face en tant que couple dans une équipe. Le but est de créer une politique qui respecte les choix des personnes et précise clairement les attentes relativement aux comportements du couple dans le contexte de l’équipe. Il est possible de prendre plusieurs mesures concernant les relations amoureuses et sexuelles entre des membres d’équipe, que ces relations soient entre des hommes et des femmes membres d’une équipe mixte ou entre des personnes de même sexe membres d’une équipe du même sexe :
La dernière option de politique reconnaît que les relations amoureuses au sein d’une équipe peuvent compliquer la dynamique de l’équipe et nécessiter un comportement responsable des partenaires de la relation. Il importe que l’entraîneure ou l’entraîneur établisse des limites et des attentes appropriées pour tous les membres de l’équipe, en particulier les partenaires de la relation. Ces dernières ou derniers ont la responsabilité supplémentaire de se conduire de façon professionnelle et respectueuse. Cela signifie que, dans ce contexte, elles et ils doivent d’abord se comporter comme des membres de l’équipe. Les entraîneures et entraîneurs sont responsables d’expliquer clairement ces attentes aux partenaires de la relation. Recommandations pour aborder les relations amoureuses et sexuelles entre membres d’une équipe :
2. Exposé: Relations sexuelles
entre entraîneures ou entraîneurs et athlètes La relation entre entraîneure ou entraîneur et athlète peut s’avérer enrichissante et même marquante de bien des façons positives pour l’entraîneure ou l’entraîneur et l’athlète. La plupart des athlètes ont une entraîneure ou un entraîneur vénéré qui occupe une place de choix dans leur cœur et grâce à laquelle ou auquel elles ou ils ont donné leur meilleure performance et le meilleur d’elles ou d’eux-mêmes. La plupart des entraîneures et entraîneurs sont dignes de confiance, ont un comportement professionnel éthique et savent comment travailler avec des jeunes athlètes de façon respectueuse et appropriée qui n’exploite pas la confiance des athlètes et de leurs parents. En raison de l’intensité des compétitions et du temps que les entraîneures, entraîneurs et athlètes passent ensemble, il est possible que des liens inappropriés se développent, en particulier si les entraîneures et entraîneurs ont un comportement contraire à l’éthique ou immature. Les entraîneures et entraîneurs doivent comprendre et respecter des limites appropriées dans leurs relations avec les athlètes si elles ou ils souhaitent gagner le respect des membres de leur équipe et de leurs parents. Les parents ont le droit d’être assurés que les adultes qui entraînent leurs enfants ont un comportement professionnel éthique et respectent les limites entre entraîneures et entraîneurs et athlètes. Certains parents hésitent à inscrire leur enfant à une équipe dirigée par un homosexuel ou une lesbienne par crainte de la prédation sexuelle. Le mythe du prédateur sexuel est un stéréotype destructeur qui peut ruiner la carrière des entraîneures et enseignantes lesbiennes et des entraîneurs et enseignants homosexuels. Les entraîneures et entraîneurs devraient être jugés en fonction de leur comportement éthique, de normes professionnelles et de leurs compétences en entraînement plutôt que selon leur orientation sexuelle ou leur sexe. Il n’y a aucune preuve à l’appui que les entraîneures lesbiennes et les entraîneurs homosexuels présentent une plus grande menace sexuelle pour les jeunes athlètes que les entraîneures et entraîneurs hétérosexuels. En fait, les statistiques policières appuient la prétention que l’agression sexuelle des jeunes filles par des hommes adultes est plus courante. Ceci ne veut pas dire qu’il faut interdire aux hommes d’assurer l’entraînement de jeunes filles, mais que toutes les entraîneures et tous les entraîneurs devraient faire l’objet d’un tri afin d’assurer qu’elles et ils sont dignes de confiance et sont des chefs éthiques qui connaissent également leur sport. Les entraîneures et entraîneurs doivent établir des limites appropriées dans les relations avec leurs athlètes peu importe leur âge. Même lorsque les athlètes d’âge collégial ou plus vieux ont une relation sexuelle consensuelle avec une entraîneure ou un entraîneur, ces relations ne sont jamais acceptables peu importe le sexe ou l’orientation sexuelle des personnes concernées. Il importe d’établir et de maintenir une limite aux relations entre les athlètes et les entraîneures et entraîneurs pour de nombreuses raisons. En raison des inégalités de pouvoir inhérentes entre les entraîneures et entraîneurs et les athlètes, il est peu probable que ces relations soient réellement égales ou consensuelles. Les entraîneures et entraîneurs sont plus âgés, possèdent plus d’expérience et ont une incidence sur la carrière de l’athlète. L’entraîneure ou l’entraîneur détermine qui joue et le temps de jeu, et peut également avoir une incidence sur la carrière future en entraînement ou les possibilités de participation à des compétitions de quelques athlètes. Ces facteurs créent une possibilité d’abus de pouvoir et de coercition dans une relation sexuelle. Par ailleurs, la possibilité de torts psychologiques à long terme pour les athlètes est également présente dans ces relations inégales. Une relation sexuelle entre athlète et entraîneure ou entraîneur peut également être une source de perturbation et de distraction pour l’entraîneure ou l’entraîneur, l’athlète et le reste de l’équipe. Soit la relation est secrète, ce qui signifie que l’entraîneure ou l’entraîneur et l’athlète mentent aux autres membres de l’équipe, aux parents et aux administratrices et administrateurs de sport, soit la relation est connue des autres membres de l’équipe, ce qui crée une situation malsaine et pose des préoccupations concernant le favoritisme, la jalousie et la rancœur. La capacité de l’entraîneure ou de l’entraîneur de prendre des décisions justes est remise en question, et l’entraîneure ou l’entraîneur et l’athlète concerné pourraient perdre le respect des autres athlètes pour avoir dépassé les limites des relations. Recommandations de principe pour aborder les relations sexuelles entre entraîneure ou entraîneur et athlète :
3. Exposé: Athlètes allosexuels (lesbiennes, homosexuels et bisexuels) révélant leur orientation sexuelle à une entraîneure ou un entraîneur (Pat Griffin) Par le passé, les entraîneures, entraîneurs et athlètes allosexuels devaient tous garder secrète leur orientation sexuelle. Si la sexualité d’une ou un athlète ou d’une entraîneure ou un entraîneur était remise en question, que ce soit par des rumeurs, des doutes ou une confirmation, leur carrière sportive pouvait être compromise. Malheureusement, ces climats hostiles existent encore aujourd’hui dans certains programmes de sport. Il serait probablement juste de dire que la plupart des programmes de sport d’aujourd’hui sont conditionnellement tolérants : les athlètes allosexuels sont tolérés seulement à la condition qu’elles et ils maintiennent leur orientation sexuelle cachée. Elles et ils ne sont pas libres de parler de leur vie personnelle avec leurs coéquipières et coéquipiers et en public. L’athlète qui ne respecte pas ce code du silence pourrait compromettre sa carrière. Cependant, à mesure que la perception sociale des personnes allosexuelles devient plus positive, les lesbiennes, les homosexuels et les personnes bisexuelles révèlent leur orientation sexuelle à leur famille, leurs camarades, leurs coéquipières et coéquipiers et leurs entraîneures et entraîneurs, qui sont de plus en plus ouverts et offrent leur soutien. Par conséquent, il devient moins acceptable de faire de la discrimination contre les athlètes et entraîneures et entraîneurs allosexuels qui choisissent d’être ouverts et honnêtes concernant leur orientation sexuelle. La moins grande tolérance pour des propos ou des insultes contre les homosexuels par des athlètes professionnels, comme John Rocker, Jeromy Shockey et Mike Timlin, est également un signe d’acceptation culturelle accrue des personnes allosexuelles. À l’opposé, d’autres athlètes ou entraîneurs professionnels, comme Mike Messina, Ken Griffey junior, Johnny Damon, Ken Griffey junior et Joe Valentine, expriment leur ouverture d’esprit concernant leurs coéquipiers homosexuels. Par exemple, les joueurs de l’équipe des Red Sox qui ont remporté le Championnat mondial en 2004 ont passé à l’émission Queer Eye for the Straight Guy. De pair avec ces changements sociaux, un plus grand nombre d’écoles ont intégré l’orientation, l’identité et l’expression sexuelles à leurs politiques contre la discrimination. En outre, davantage d’États ont adopté des lois de droits civils qui interdisent la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, l’identité ou l’expression sexuelles. Par exemple, la National Collegiate Athletics Association (NCAA) a intégré l’orientation sexuelle à sa politique contre la discrimination. Selon le groupe de travail national sur les homosexuels et les lesbiennes (National Gay and Lesbian Task Force), les dix États suivants ont adopté des lois contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle : Wisconsin (1982), Massachusetts (1989), Connecticut et Hawaii (1991), New Jersey et Vermont (1992), New Hampshire (1997), Nevada (1999), Maryland (2001) et New York (2002). Sept États interdisent la discrimination fondée sur l’orientation ou l’identité sexuelle : Minnesota (1993), Rhode Island (2001), New Mexico (2003), Californie (2003), Hawaii (2005), Illinois (2005) et Maine (2005). Aucune loi fédérale contre la discrimination n’inclut l’orientation ou l’identité sexuelle; par contre, certaines protections constitutionnelles pourraient être interprétées de façon à aborder ces questions. Jusqu’au milieu des années 1990, seul un petit nombre d’athlètes professionnels ou olympiques allosexuels avaient révélé publiquement leur orientation sexuelle. Sont au nombre de ces athlètes Dave Kopay, football professionnel; Billie Jean King, tennis professionnel; Greg Louganis, plongeon olympique. La plupart des athlètes ont attendu de prendre leur retraite de la compétition active avant de révéler leur orientation, et Billie Jean King ne l’a pas fait par choix. Martina Navratilova est l’exception dans ce groupe de pionnières et pionniers car depuis qu’elle a ouvertement fait connaître son orientation sexuelle, elle participe encore avec succès à des compétitions en double de tennis professionnel. Depuis le milieu des années 1990, de plus en plus d’athlètes allosexuels de tous les niveaux du monde sport révèlent leur orientation sexuelle. Au nombre de ces athlètes remarquables, mentionnons Esera Tuoalo, football professionnel; Rosie Jones et Patty Sheehan, golf professionnel; Amelie Mauresmo, tennis professionnel; Rudy Galindo et Brian Orser, patinage artistique professionnel; Billy Bean, base-ball professionnel; Mark Tewksbury, nage olympique; Michele Van Dorp et Sue Wicks, basket-ball professionnel. Bon nombre d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs moins connus des niveaux secondaire et collégial révèlent également leur identité sexuelle. Le site OutSports.com renferme une longue liste d’athlètes allosexuels qui affichent publiquement leur sexualité. Plusieurs études documentent les effets négatifs liés au secret entourant l’identité de lesbienne, d’homosexuel ou de personne bisexuelle ou les sentiments de honte à cet égard, en particulier chez les jeunes. Une faible estime de soi, des pensées suicidaires, l’isolation sociale, la consommation excessive de drogue et d’alcool, l’homophobie extrême et des comportements sexuels risqués sont au nombre des répercussions d’un tel secret. Les athlètes allosexuels qui prétendent être hétérosexuels afin d’éviter la mise à l’index ou d’être la cible des autres membres de l’équipe se sentent malhonnêtes et non authentiques dans leurs relations et isolés des coéquipières et coéquipiers et des entraîneures et entraîneurs. La peur de la discrimination de la part des entraîneures et entraîneurs est la principale motivation pour les athlètes allosexuels de niveau collégial et secondaire de ne pas révéler leur identité sexuelle. Les entraîneures et entraîneurs contrôlent le temps de jeu et même la place d’une ou d’un athlète au sein de l’équipe. Si une entraîneure ou un entraîneur n’est pas à l’aise avec les membres allosexuels de l’équipe ou sont hostiles à leur égard, la possibilité de discrimination est bien réelle. Certaines et certains athlètes, entraîneures et entraîneurs estiment que les membres allosexuels de l’équipe qui ne cachent pas leur identité sexuelle auront une incidence négative sur l’unité et la performance de l’équipe. Nous considérons que le plus important facteur qui déterminera l’accueil réservé aux athlètes allosexuels est fonction du leadership des entraîneures et entraîneurs. L’entraîneure ou l’entraîneur chef établit le ton, qu’il soit positif ou négatif. Lorsque l’entraîneure ou l’entraîneur adopte une attitude respectueuse et fait preuve d’ouverture d’esprit, les membres de l’équipe suivront probablement dans la même voie. Toutefois, lorsque l’entraîneure ou l’entraîneur réagit avec des préjugés, de la crainte ou un malaise, les membres de l’équipe réagiront probablement de la même façon. Contrairement à la sagesse traditionnelle, l’acceptation et le respect d’une personne allosexuelle qui révèle son identité peuvent avoir une incidence positive sur la performance et l’unité de l’équipe. Cette expérience aide souvent les membres hétérosexuels de l’équipe à surmonter les stéréotypes qu’elles et ils ont à l’égard des personnes allosexuelles et favorise l’honnêteté et le respect entre tous les membres de l’équipe. Il n’est pas nécessaire d’accepter l’homosexualité pour respecter une coéquipière ou un coéquipier ouvertement allosexuel. Il est toutefois nécessaire de respecter les différences et de comprendre que tous les membres de l’équipe devraient être en sécurité et être traités avec dignité et équité. La décision d’une personne allosexuelle de révéler son orientation sexuelle est un choix personnel. Elle ne devrait pas sentir que l’entraîneure ou l’entraîneur et les autres membres de l’équipe exercent une pression. Lorsque les entraîneures et entraîneurs interdisent à leurs athlètes de révéler publiquement leur orientation sexuelle ou de participer à des groupes ou des événements pour les personnes allosexuelles, elles ou ils exercent une pression malsaine sur les athlètes, ce qui les force à choisir entre leur santé psychologique et leur participation au sein de l’équipe. Ces athlètes doivent également garder le secret, se comporter de façon malhonnête et s’isoler des autres membres de l’équipe. Aucun de ces comportements ne favorise l’unité et la performance de l’équipe ni la réalisation, la santé et la sécurité personnelles. Les coéquipières et coéquipiers exercent parfois une pression sur les athlètes allosexuels pour qu’elles ou ils maintiennent leur orientation sexuelle secrète afin d’éviter que l’équipe ne soit associée à l’homosexualité ou à la bisexualité. Ceci pose particulièrement un problème dans les sports féminins où l’étiquette de lesbienne a été utilisée pour intimider ou calomnier toutes les athlètes féminines. Le rôle de premier plan que jouera l’entraîneure ou l’entraîneur afin d’aider les athlètes à comprendre leur propre malaise à l’égard des personnes allosexuelles est un aspect important pour assurer la sécurité au sein de l’équipe. Recommandations pour les entraîneures et entraîneurs – Établir un climat positif où les athlètes allosexuels peuvent révéler leur orientation sexuelle :
Recommandations des mesures à prendre lorsqu’une ou un athlète vous révèle son identité sexuelle :
Recommandations pour travailler avec une ou un athlète allosexuel qui révèle son orientation sexuelle :
4. Exposé: Aborder les préoccupations
à l’égard de la présence dans les vestiaires
d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs
allosexuels Le vestiaire peut être un endroit vulnérable et intime. Les athlètes y prennent une douche et se changent. Il est probable que les athlètes étant insécures quant à la taille ou la grosseur de leur corps se sentent vulnérables car les personnes utilisant les vestiaires remarquent le corps des autres et le compare au leur. Cette curiosité n’est pas nécessairement sexuelle, mais le vestiaire d’équipe est l’endroit avant ou après un match ou une séance d’entraînement où de nombreuses personnes du même sexe passent beaucoup de temps ensemble à diverses étapes de l’habillement. Pour certaines et certains athlètes, en particulier les hommes qui ne sont pas aussi libres d’exprimer un amour platonique pour d’autres hommes, les conventions culturelles dictent que les sentiments d’amour, d’amitié et d’intimité qu’ils ont pour leurs coéquipiers du même sexe doivent être surveillés attentivement afin d’éviter des suppositions concernant l’homosexualité. Lorsqu’ils se trouvent dans le vestiaire avec leurs coéquipiers, les hommes qui ne sont pas à l’aise avec ces sentiments déclarent ou reconfirment leur hétérosexualité en utilisant un langage contre les homosexuels ou en parlant de leurs activités sexuelles avec des femmes et de leur intérêt pour ces dernières. Il peut en être de même dans le vestiaire des femmes; toutefois, ces dernières sont en général plus libres d’exprimer de l’affection pour d’autres femmes sans soulever des suppositions concernant leur orientation sexuelle. Cependant, dans le monde du sport, où les stéréotypes sur les lesbiennes abondent, certaines femmes sont aussi préoccupées que les hommes d’affirmer leur hétérosexualité. Les athlètes, entraîneures et entraîneurs expriment parfois leur crainte ou malaise à partager un vestiaire ou une chambre d’hôtel avec d’autres membres de l’équipe qui sont ouvertement allosexuels. Cette crainte ou ce malaise repose souvent sur le stéréotype que les lesbiennes et les homosexuels sont une menace sexuelle pour leurs coéquipières et coéquipiers hétérosexuels ou qu’elles et ils regardent leurs coéquipières et coéquipiers dans un contexte sexuel. Certaines et certains athlètes, entraîneures et entraîneurs croient que si les « hommes ne peuvent être dans le vestiaire des femmes, pourquoi les lesbiennes le pourraient ». Ce raisonnement est fondé sur la supposition que la possibilité d’un intérêt sexuel est la seule raison pour séparer les vestiaires par sexe. Selon ce raisonnement, les homosexuels et les femmes hétérosexuelles devraient partager un vestiaire, tandis que les lesbiennes et les hommes hétérosexuels devraient être dans l’autre vestiaire! En réalité, lorsqu’elles ou ils se trouvent dans les vestiaires, les athlètes, entraîneures et entraîneurs homosexuels pensent probablement la même chose que leurs coéquipières ou coéquipiers hétérosexuels : le déroulement de la séance d’entraînement ou du match, une blessure qui persiste, la déception relativement à la défaite ou l’exaltation relativement à une victoire importante. Les athlètes, entraîneures et entraîneurs homosexuels se préoccupent parfois aussi de la façon dont elles ou ils sont perçus par les autres et éviteraient probablement plus que leurs coéquipières et coéquipiers de regarder le corps des autres ou de faire des farces dans le vestiaire. Par exemple, certaines entraîneures lesbiennes sont tellement préoccupées de la façon dont les autres les perçoivent qu’elles font clignoter les lumières pour annoncer leur présence dans le vestiaire. Les entraîneures lesbiennes et les entraîneurs homosexuels placent également des affiches sur les fenêtres de verre séparant leur bureau du vestiaire comme moyen d’éviter qu’on les soupçonne de regarder les athlètes lorsqu’elles ou ils se changent ou prennent une douche. Il importe d’établir une distinction entre le malaise d’une personne avec la présence dans le vestiaire d’athlètes ou d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels et les gestes inappropriés posés par des athlètes, entraîneures ou entraîneurs allosexuels (ou de toute autre personne) dans le vestiaire. Cette distinction est importante pour savoir comment aborder le problème. Si des athlètes (ou entraîneures ou entraîneurs) hétérosexuels ne sont pas à l’aise avec la présence d’athlètes ou d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels dans le vestiaire et que ce malaise découle de leurs propres craintes ou préjugés plutôt que d’un comportement inapproprié des personnes en question, la situation devrait alors être abordée comme une question d’éducation ou de consultation pour les personnes hétérosexuelles concernées. La présence d’un homosexuel ou d’une lesbienne peut faire ressortir l’homophobie chez certaines et certains athlètes. Parfois les athlètes deviennent inconfortables dans le vestiaire seulement après qu’une coéquipière lesbienne ou un coéquipier homosexuel a révélé son orientation sexuelle. La source de malaise dans le présent cas peut être attribuable à leurs propres suppositions plutôt qu’à des gestes des athlètes lesbiennes et homosexuels. Si elles ou ils étaient à l’aise dans le vestiaire avant de savoir qu’un membre de l’équipe est lesbienne ou homosexuel, qu’est-ce qui les rend inconfortables maintenant? La plupart des athlètes ont partagé un vestiaire avec une ou un athlète allsosexuel. Elles et ils ne le savaient pas parce que leur coéquipière ou coéquipier avait choisi de ne pas révéler son orientation sexuelle. Toute personne faisant partie d’une équipe de sport a le droit de se sentir en sécurité et d’être libre d’une attention sexuelle non souhaitée et d’un aguichage et des sarcasmes explicites du point de vue sexuel. Si les athlètes ne sont pas confortables dans le vestiaire en raison d’une attention ou de gestes sexuels inappropriés ou non souhaités de la part d’un autre membre de l’équipe ou d’une entraîneure ou d’entraîneur, y compris les personnes allosexuelles, il s’agit alors d’une situation de harcèlement sexuel qui devrait être traitée comme telle. La plupart des écoles ont des politiques régissant le harcèlement sexuel qui devraient être appliquées peu importe le sexe ou l’orientation sexuelle des personnes concernées. Demandez à l’administration de votre école une copie de la politique concernant le harcèlement sexuel. Tous les vestiaires devraient accommoder les athlètes qui, pour une raison ou une autre, souhaitent avoir accès à un endroit privé. Les athlètes peuvent avoir une multitude de raisons pour vouloir se changer ou prendre une douche en privé qui n’ont rien à voir avec la crainte de l’attention sexuelle. Peuvent être au nombre de ces raisons des interdictions religieuses, la modestie personnelle, un sentiment d’infériorité concernant l’image corporelle ou simplement la gêne. Recommandations pour aborder les préoccupations concernant la présence dans les vestiaires d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels :
5. Exposé: Brimade et humiliation
sexuelle dans les équipes de sport La brimade visant à initier les nouveaux membres d’une équipe est un problème qui perdure à tous les niveaux du sport, et ce, tant chez les femmes que chez les hommes. On lui donne souvent comme justification qu’elle sert de rite officiel pour accueillir les nouvelles recrues et permet de former des liens au sein de l’équipe. Les personnes initiées peuvent être soumises à des situations dangereuses, dégradantes ou embarrassantes qui impliquent la consommation excessive d’alcool, l’humiliation sexuelle, l’asservissement, le travestisme, la nudité, les activités illégales ou la tolérance à la souffrance ou à l’inconfort. En raison de la pression exercée par les pairs, le désir de faire partie de l’équipe et la possibilité de pouvoir faire subir le même traitement au prochain groupe de recrues, il est difficile pour les nouvelles joueuses et nouveaux joueurs de refuser de participer à ces activités de brimade. En refusant, elles et ils seront perçus comme des personnes n’ayant pas un esprit d’équipe, qui ne sont pas loyales ou, dans le cas des équipes masculines, qui ne sont pas « assez virils » pour endurer la brimade. La brimade dans le monde du sport est une pratique douteuse, voire dangereuse qui est souvent ignorée du personnel d’école même lorsque la politique interdit une telle pratique. Malheureusement, la brimade d’équipe fait depuis longtemps partie de la culture et de la tradition du monde du sport, depuis les équipes du niveau secondaire jusqu’à celui de professionnel, et des entraîneures et entraîneurs y ont souvent participé. Ces dernières et derniers ne sont peut-être pas présents aux séances de brimade, mais elles et ils savent habituellement que la brimade se produit. Les entraîneures et entraîneurs indiquent souvent ne pas connaître les activités particulières de brimade de leur équipe ou ne pas en être responsables parce qu’elles sont organisées et menées par les chefs de l’équipe. Le personnel de l’école en général et les entraîneures et entraîneurs en particulier doivent assumer une plus grande responsabilité pour éduquer les athlètes concernant les politiques à l’égard de la brimade et les appliquer. Outre le danger et l’humiliation inhérente à bon nombre de brimades d’équipe, les activités fondées sur les stéréotypes sexuels, la dégradation des femmes, l’homophobie, le racisme, l’humiliation sexuelle ou la simulation d’activités sexuelles indiquent aux athlètes que ces comportements sont acceptables et approuvés par l’école. Des équipes masculines de niveau secondaire et collégial ont participé à des activités de brimade axées sur la simulation d’actes sexuels (insertion de carottes dans l’anus, par exemple), l’attouchement des organes génitaux des coéquipiers (marche de l’éléphant et « sachet de thé »), les injures contre les homosexuels ou les femmes, ou l’habillement en femme. Ces activités visent à humilier les nouveaux venus et à mettre à l’épreuve leur loyauté envers l’équipe en se soumettant à des activités « interdites » ou « non viriles ». La brimade devient de plus en plus courante au sein des équipes féminines des niveaux secondaire et collégial. Les anciennes demandent aux recrues de se dévêtir complètement; elles leur bandent les yeux et peignent leurs corps. Elles leur demandent aussi de simuler des actes sexuels. Dans le cadre d’activités de brimade, on a également demandé à certaines athlètes d’effectuer une danse-contact avec des membres des équipes masculines. Non seulement ce type de brimade est un moyen douteux de créer des liens au sein de l’équipe, mais ces activités sont dégradantes pour les femmes, les homosexuels, les personnes de couleur et les personnes transgenres. Dans le cadre d’autres activités de brimade, les recrues doivent endurer la douleur ou le froid, boire de grande quantité d’alcool et se soumettre à des activités dangereuses ou humiliantes devant les autres membres de l’équipe. Avec la venue d’Internet et des sites Web comme Facebook ou Myspace, ces activités sont documentées par les membres de l’équipe avec des photographies et affichées sur Internet. Cette pratique a mené à une plus grande sensibilisation des situations extrêmes auxquelles ces activités peuvent résulter et aux punitions imposées par les responsables d’école embarrassés. Les sites Web comme badjocks.com ont attiré l’attention sur bon nombre d’activités de brimade douteuses en affichant des photographies et en demandant de mettre fin à ces activités. Les entraîneures et entraîneurs et administratrices et administrateurs d’école doivent assumer la responsabilité d’éduquer les athlètes sur la brimade et s’assurer que les activités d’initiation d’équipe sont sécuritaires et respectent les limites des activités parrainées par l’école. Le fait de clamer l’ignorance ou de ne pas appliquer les politiques amènent les athlètes à penser que la brimade est tolérée tant qu’elle n’est pas publique et ne cause pas l’embarras de l’école. Il existe de meilleurs moyens de développer des liens au sein d’une équipe et d’initier les nouveaux membres que de les placer dans des situations dangereuses et humiliantes comme exigence pour faire partie de l’équipe. C’est aux entraîneures et entraîneurs de veiller à ce que les activités d’initiation prévues par leur équipe respectent les limites de sécurité et de dignité attendues d’une activité parrainée par l’école. Recommandations :
6. Exposé: Inclusion des athlètes
transgenres au sein des équipes de sport L’inclusion d’athlètes transgenres est l’un des nouveaux défis en équité auquel sont confrontés les organismes de sport du monde entier. Avant 2003, aucun organisme de sport n’avait en place de politique concernant la participation des athlètes transgenres. Par le passé, la politique de vérification du sexe du Comité international olympique (CIO) visait à empêcher les hommes de participer aux événements pour les femmes. Afin de donner suite à cette préoccupation, on a commencé en 1968 à effectuer des tests de vérification du sexe des athlètes féminines (mais non masculins). Ces tests ont été supprimés en 1999 car les organismes de sport n’arrivaient pas à mettre au point des tests raisonnables et adéquats de point de vue médical qui étaient administrés et interprétés de façon juste face aux objections sociales, médicales et juridiques croissantes concernant les tests. Le CIO est devenu le premier organisme de sport principal à élaborer une politique régissant la participation des athlètes transgenres aux Jeux olympiques. Cette politique, appelée le consensus de Stockholm, est entrée en vigueur aux Jeux olympiques de 2004 à Athènes, en Grèce. Fondée sur un rapport et des recommandations d’un comité de médecins, la politique du CIO inclut une liste de trois critères pour l’approbation de la participation des athlètes transsexuels. Depuis l’entrée en vigueur de la politique du CIO, la Ladies Golf Union (Grande-Bretagne), le Ladies European Golf Tour, la Women’s Golf Australia, la United States Golf Association, la USA Track and Field et la Gay and Lesbian International Sports Association ont élaboré des politiques régissant la participation des athlètes transgenres aux événements parrainés par leur organisme. En outre, la Women’s Sport and Fitness Foundation du Royaume-Uni et la Women’s Sports Foundation des États-Unis ont diffusé des énoncés de politique appuyant l’inclusion des athlètes transgenres dans le sport. La plupart de ces organismes ont utilisé les normes du CIO comme guide pour élaborer leurs politiques. Par contre, la National Collegiate Athletic Association exige que les athlètes participent aux compétitions dans le sexe indiqué dans leurs documents gouvernementaux officiels, par exemple, le permis de conduire, le certificat de naissance ou le passeport (cette politique fait actuellement l’objet d’un examen). Jusqu’à présent, aucun organisme des écoles secondaires n’a annoncé des politiques visant la participation des athlètes transgenres. Toutefois, il est clair que la question de l’admissibilité des athlètes transgenres aux événements sportifs des écoles devra être abordée dans un avenir proche. Chacune de ces premières tentatives visant à élaborer des politiques régissant la participation des athlètes transgenres pose différents problèmes. À mesure que les organismes de sport comprendront et aborderont mieux les questions liées à la discrimination contre les personnes transgenres et l’équité en compétition pour toutes et tous les athlètes, des politiques plus adéquates et plus uniformes verront le jour. Les politiques concernant la participation des athlètes transgenres élaborées par les organismes de sport devraient toutes avoir pour but de relever des façons d’assurer une participation juste pour toutes les participantes et tous les participants et d’éviter la discrimination contre les athlètes transgenres sans envahir la vie privée des athlètes qui sont à l’étape de transition vers leur nouveau sexe. À cet égard, les organismes de sport doivent examiner l’information juridique et médicale liée à la participation au sport des personnes transgenres. Afin d’élaborer des politiques justes, il est essentiel de séparer cette information de la confusion, des préjugés et de la désinformation sur l’identité transgenre en général et la participation au sport des athlètes transgenres en particulier. Éducation : Une étape importante Une des plus importantes premières étapes que doit prendre un organisme de sport ou un département de sport d’une école est d’éduquer le personnel de sport et les athlètes sur les questions liées à la participation des personnes transgenres. Cette étape est le moyen le plus efficace de procurer de l’information et de répondre aux questions concernant la participation des athlètes transgenres et de jeter les bases pour élaborer et appliquer des politiques justes à cet égard. La NCAA a mis sur pied un comité en vue de commencer à préparer du matériel d’éducation sur le sujet à l’intention des administratrices et administrateurs de sport, des entraîneures et entraîneurs et autres personnes. Les responsables de la campagne It Takes A Team!, qui vise à faire connaître les questions liées à la participation des personnes allosexuelles au sport, siègent au comité et préparent du matériel d’éducation et des programmes sur le sujet à l’intention des administratrices et administrateurs de sport, des entraîneures et entraîneurs, des athlètes et des parents. But du présent article :
Précision sur la terminologie Avant d’examiner des recommandations de politique liées à la participation au sport des athlètes transgenres, il importe de procurer de l’information précise sur la terminologie et d’aborder certaines méconnaissances courantes sur l’identité transgenre. À cet égard, nous procurons les définitions suivantes : Sexe à la naissance/assigné désigne le sexe déterminé à la naissance en fonction des caractéristiques anatomiques, physiologiques et chromosomiques liées aux hommes, aux femmes ou aux personnes intersexuées. Intersexué désigne les personnes qui sont nées avec les caractéristiques anatomiques, physiologiques et chromosomiques mâles et femelles. Identité sexuelle désigne la perception intrinsèque et profonde qu’a une personne d’être un homme ou une femme. L’identité sexuelle d’une personne peut être différente du sexe assigné à la naissance. Expression sexuelle désigne une gamme de comportements déterminés par la société, d’apparences, de maniérismes, de formes linguistiques et de vêtements associés aux hommes (masculin), aux femmes (féminin) ou à une combinaison de masculin et féminin (souvent appelé androgène), ou toute autre expression moins traditionnelle. Transgenre est un terme générique utilisé pour décrire les personnes dont l’identité ou l'expression sexuelle n’est pas conforme aux attentes sociales et peut être utilisé pour décrire les personnes dont l’identité ou l'expression sexuelle est différente du sexe à la naissance. Transsexuel est un terme utilisé couramment pour désigner une personne qui a fait la transformation d’un sexe à l’autre. Il inclut les personnes qui à la naissance étaient des hommes mais dont l’identité sexuelle est celle d’une femme ou d’une fille (MTF) et des personnes qui à la naissance étaient des femmes mais dont l’identité sexuelle est celle d’un homme ou un garçon (FTM), et des personnes dont l’identité sexuelle n’est pas celle d’un homme ni d’une femme. La transition consiste souvent en un changement de l’expression sexuelle, du nom et du pronom. Elle inclut aussi souvent une thérapie aux hormones, de la thérapie et une chirurgie. Personne dont la transition est terminée est un descripteur que certaines personnes ayant terminé leur transition sexuelle préfèrent utiliser plutôt que les termes transgenres et transsexuels. Elles veulent qu’on réfère à leur nouveau sexe (femme ou homme, dans les qualificatifs « transgenre » ou « transexuel »). Personne ayant un comportement non conforme à son sexe ou différent de son sexe désigne les personnes qui sont perçues comme ayant des caractéristiques d’un sexe ou une expression sexuelle qui ne sont pas conformes aux attentes sociales traditionnelles. Ces personnes peuvent être identifiées ou non comme des personnes transsexuelles. Orientation sexuelle désigne l'attirance émotionnelle et sexuelle d’une personne envers d'autres personnes fondée sur leur sexe. Une personne peut déterminer son orientation sexuelle comme étant hétérosexuelle, lesbienne, homosexuelle ou bisexuelle. L’orientation et l’identité sexuelles sont deux aspects différents de l’identité d’une personne. Les lesbiennes, les homosexuels et les personnes bisexuelles n’ont pas toutes et tous une attitude non conforme à leur sexe, et les personnes transsexuelles ne sont pas toutes identifiées comme des lesbiennes, des homosexuels ou des personnes bisexuelles. On fait souvent des suppositions quant au lien entre le sexe à la naissance, l’identité et l’expression sexuelles et l’orientation sexuelle. Le fait de ne pas bien comprendre la différence entre ces termes peut mener à des idées fausses sur les personnes. Par exemple, on présume souvent que les personnes transgenres/ayant terminé leur transition ou les personnes qui ont une apparence ou des comportements non conformes à leur sexe sont lesbiennes, homosexuelles ou bisexuelles. Par ailleurs, les stéréotypes prévalent à l’effet que les homosexuels ont une expression sexuelle féminine et que les lesbiennes ont une expression sexuelle masculine. Cependant, l’identité ou l’expression sexuelle d’une personne n’est pas liée à son orientation sexuelle. Nous avons toutes et tous une orientation et une identité sexuelle qui nous est propre. Le fait de connaître l’identité sexuelle d’une personne procure peu d’information sur l’orientation sexuelle de la personne, et vice versa. Sommaire de l’information juridique Bien qu’aucune loi fédérale n’interdise explicitement la discrimination fondée sur l’identité ou l’orientation sexuelle, les dispositions sur la protection égale (Title VII et Title IX) de la Constitution des États-Unis peuvent être interprétées pour aborder la discrimination contre les personnes transgenres ou les personnes ayant un comportement non conforme à leur sexe. Par ailleurs, le premier amendement et la disposition sur l’application régulière de la Constitution des États-Unis peuvent interdire aux responsables d’école de censurer les paroles, les vêtements ou l’expression des étudiantes et étudiants sans une raison impérieuse. Un nombre restreint d’États et de localités offrent actuellement une protection légale contre la discrimination fondée sur l’identité ou l’expression sexuelle, et de plus en plus d’États ajoutent l’identité et l’expression sexuelle à leurs lois générales contre la discrimination et aux lois et politiques visant particulièrement les étudiantes et étudiants dans les écoles. Sont au nombre des États qui ont en place des lois interdisant la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle mais non sur l’identité sexuelle : Connecticut, New Jersey, Maryland, Massachusetts, Nevada, New Hampshire, New York, Vermont et Wisconsin (National Gay and Lesbian Task Force, 2006). Parmi les États qui interdisent la discrimination fondée sur l’orientation et l’identité sexuelle, mentionnons : Californie, Hawaii, Illinois, Maine, Minnesota, Nouveau Mexique, Rhode Island et Washington. Le District de Columbia procure également une protection juridique contre la discrimination fondée sur l’orientation et l’identité sexuelles (National Gay and Lesbian Task Force, 2006). Seulement huit États (Washington, Californie, Connecticut, Massachusetts, Minnesota, New Jersey, Rhode Island, Vermont et Wisconsin) et le District de Columbia ont actuellement à l’échelle de leur territoire des protections juridiques pour l’orientation sexuelle des étudiantes et étudiants. Seuls les États de la Californie, du Minnesota et du New Jersey incluent des protections fondées sur l’identité ou l’expression sexuelle (Gay, Lesbian, Straight Education Network, 2006). Qu’un État particulier ait ou non des protections juridiques explicites pour l’orientation sexuelle des étudiantes et étudiants, la discrimination contre les athlètes transgenres et ayant un comportement différent de leur sexe pourrait tout de même entraîner une responsabilité pour les entraîneures et entraîneurs et les écoles visés par d’autres lois fédérales ou d’État qui interdisent la discrimination fondée sur le sexe. La cause judiciaire la plus éminente jusqu’à présent est celle de l’athlète transsexuelle Renee Richards c. United States Tennis Association. Mme Richards, un homme transformé en femme, a intenté une poursuite pour participer au tournoi U.S. Open dans la division des femmes en 1977 sans se soumettre à un test de vérification du sexe. Le tribunal de New York a décidé que l’USTA ne respectait pas la législation sur les droits de la personne et exerçait une discrimination contre Mme Richards. Cette dernière a participé au U.S. Open l’année du litige. Elle a perdu sa première série de matchs en simple, mais s’est rendue en finale en double avant de perdre. Les athlètes identifiés comme des personnes transsexuelles, transgenres ou ayant terminé leur transition prennent actuellement part à des compétitions dans la catégorie féminine de nombreux sports, notamment le vélo de montagne, le hockey sur glace, l’athlétisme et le golf. Aborder les préoccupations relativement aux performances en compétition Le traitement équitable dans le monde du sport des athlètes transgenres/ayant terminé leur transition est un défi particulier car, dans la plupart des cas, les compétitions sportives sont des activités où les sexes sont séparés. La plupart des équipes sportives sont séparées en deux catégories : garçons et hommes; filles et femmes. Les hommes et les femmes participent ensemble à des compétitions dans très peu de sports (tir à l’arc, sport équestre, tir, par exemple). Par ailleurs, il existe des différences physiques et physiologiques bien documentées entre les hommes et les femmes qui mènent à la conclusion habituelle qu’il est préférable de séparer les sexes dans la plupart des sports afin d’offrir aux femmes et aux hommes des possibilités justes en compétition avec des personnes ayant des capacités physiques et physiologiques similaires. Le chevauchement actuel des performances des hommes et des femmes, toutefois, est très grand plutôt que clairement distinct entre les deux groupes. La gamme de caractéristiques physiologiques et de performances athlétiques dans chacune des catégories est également très grande. Néanmoins, les athlètes transgenres, en particulier les athlètes transsexuels ou ayant terminé leur transition, remettent en question les limites acceptées de la participation et soulèvent des préoccupations concernant la compétition juste dans les sports où les hommes et les femmes sont séparés. Une vaste gamme d’identités sont incluses dans le terme générique d’identité transgenre. Les athlètes transsexuels ou ayant terminé leur transition peuvent poser le plus grand défi à l’équité des sexes dans les compétitions où les sexes sont séparés. Il est fort probable que l’on considérera que les athlètes qui ont terminé la transition d’homme à femme ont un avantage non juste sur les autres concurrentes dont le sexe à la naissance est celui de femme. Les athlètes qui ont terminé la transition de femme à homme posent également un défi s’ils prennent de la testostérone dans le cadre de leur thérapie hormonale, en raison des préoccupations relativement aux athlètes qui prennent des drogues pour améliorer leur performance. D’autres athlètes transgenres dont l’identité sexuelle ne correspond pas à leur sexe à la naissance, mais qui ne subissent pas de chirurgie ou ne prennent pas d’hormones, présentent moins de problème en matière de compétition juste. Elles et ils présentent plutôt un défi relativement aux attentes habituelles en matière de sexe et pourraient être l’objet de discrimination ou de harcèlement en raison des stéréotypes ou des préjugés. Les athlètes dont l’expression sexuelle n’est pas conforme, mais dont le sexe à la naissance et l’identité sexuelle correspondent (p. ex., homme féminin ou femme masculine) présentent le moins de défi pour l’équité en compétition. Cependant, ces athlètes pourraient faire l’objet de discrimination ou de harcèlement fondé sur leur expression sexuelle. Équivalence des performances sexuelles et athlètes transsexuels Bon nombre des médecins spécialisés dans le traitement des personnes en transition indiquent qu’on devrait permettre à ces athlètes de concurrencer dans la catégorie de leur nouveau sexe. La politique du CIO sur la participation des athlètes transsexuels aux Jeux olympiques rejoint ce point de vue. En 2003, le comité exécutif du CIO a approuvé une série de critères visant à déterminer l’admissibilité d’athlètes transsexuels/ayant terminé leur transition recommandés par la Commission médicale du CIO. La politique du CIO est la suivante : Changement de sexe avant la puberté : Tout homme ayant subi un changement de sexe avant la puberté devrait être considéré comme étant de sexe féminin. Cela s’applique également aux femmes, qui devraient donc être considérées comme étant de sexe masculin. Changement de sexe après la puberté : Les hommes (et femmes) ayant subi un changement de sexe après la puberté sont autorisés à participer à des compétitions féminines ou masculines, selon le cas, à condition que :
Cette politique est fondée sur l’avis médical que, dans ces circonstances, tout avantage compétitif résiduel pour un athlète qui passe du sexe masculin au sexe féminin sera neutralisé et que cette dernière pourra concurrencer équitablement avec les autres athlètes de sexe féminin à la naissance. Bon nombre de femmes athlètes et entraîneures sont sceptiques face à cette opinion et croient que ces athlètes maintenant femmes continuent d’avoir un avantage sur les autres femmes. Cette supposition ne tient pas compte de la diversité déjà existante en matière de taille, de grandeur, d’habiletés, de vitesse et d’autres facteurs des athlètes de sexe féminin à la naissance. La politique du CIO, bien qu’elle inclue expressément les femmes transformées en hommes, n’aborde pas les questions auxquelles ces derniers devront faire face, notamment les problèmes liés aux stéroïdes. Nous considérons que ces athlètes devraient être autorisés à concurrencer en tant qu’hommes si leurs niveaux de testostérone sont dans la gamme normale des athlètes masculins à la naissance. Recommandations pour les interactions : pronoms, changement de nom et insultes Bon nombre de personnes transgenres adoptent un nouveau nom comme un des moyens d’exprimer leur identité sexuelle. Ce ne sont pas toutes les personnes transgenres qui changent leur nom, mais, lorsqu’elles le font, il importe de respecter ce choix. Pour les entraîneures, entraîneurs et athlètes qui côtoient une ou un athlète pendant sa période de transformation, il peut être difficile de s’habituer à utiliser le nouveau nom ou un pronom différent. Il est probablement inévitable qu’elles et ils se tromperont et utiliseront l’ancien nom car c’est une période d’ajustement pour tout le monde. La plupart des personnes transgenres veulent également qu’on utilise le prénom qui correspond le mieux à leur identité sexuelle. Peu importe si l’athlète transgenre est membre de l’équipe masculine ou féminine, il importe de respecter sa préférence car le nom et le pronom sont une partie essentielle de la validation et du respect de l’identité et de l’expression sexuelle d’une ou d’un athlète transgenre. Les personnes ayant un comportement non conforme à leur sexe qui ne s’identifient pas comme des personnes transgenres font souvent l’objet de railleries ou de harcèlement. Par exemple, un athlète masculin du nom de Patrick qui aime danser pourrait se faire appeler « Patricia » comme moyen de dénigrer sa masculinité. Les athlètes qui sont victimes de ce type de raillerie ou de harcèlement sentent qu’elles ou ils doivent répondre aux attentes de leur genre afin de ne pas perdre leurs camarades. Les membres de certaines équipes de garçons et d’hommes ont l’habitude déplorable de dénigrer la performance d’un athlète en le qualifiant de « fille » ou en lui donnant un nom de fille. Le message est que non seulement cet athlète ne répond pas aux attentes concernant les athlètes masculins, mais aussi que les performances athlétiques des femmes et des filles sont inférieures. Cette attitude ne devrait jamais être tolérée car elle crée un environnement non sécuritaire pour toutes et tous les athlètes en plus d’être une stratégie discriminatoire pour motiver l’athlète à améliorer sa performance. Dans le même ordre d’idées, lorsque des filles ou des femmes fortes sont qualifiées de « masculine » ou qu’on leur donne des noms d’hommes ou qu’on les compare à des garçons ou des hommes, le message est que les femmes ou les filles qui ont une performance supérieure possèdent des habiletés que seuls les hommes ont. Les athlètes, entraîneures et entraîneurs ridiculisent parfois leurs adversaires en utilisant des pronoms et des noms inappropriés afin de les distraire au cours des compétitions. Cette pratique est également inacceptable et crée un climat hostile et non sécuritaire pour toutes et tous les athlètes, en particulier celles et ceux dont l’identité ou l’expression sexuelle n’est pas traditionnelle. Un problème connexe survient lorsqu’un athlète masculin perd une compétition sportive contre une athlète féminine. Lorsque que l’athlète masculin est ridiculisé parce qu’il a « perdu contre une fille » ou que l’athlète féminine qui a gagné est taquinée en raison de sa victoire, le message est que, dans le monde du sport, les femmes sont inférieures et que toutes et tous les athlètes doivent se conformer aux rôles sexuels stéréotypés et aux attentes en matière de performance athlétique, sinon leur identité sexuelle (ou sexualité) sera remise en question. Recommandations pour les politiques régissant la participation des athlètes transgenres Comme nous l’avons déjà signalé, certains organismes de sport commencent à se pencher sur la nécessité d’élaborer une politique sur la participation des athlètes transgenres et transsexuels. Ces efforts peuvent être divisés en plusieurs catégories :
Politiques contre la discrimination : Les organismes de sport devraient inclure l’orientation et l’identité/expression sexuelles à leurs politiques actuelles contre la discrimination et le harcèlement. Le National Center for Lesbian Rights définit le harcèlement fondé sur l’orientation et l’identité sexuelles comme suit :
Politiques concernant la participation des athlètes transgenres : Les écoles et les organismes de sport devront élaborer des politiques visant la participation des athlètes qui, par le truchement de la chirurgie ou de traitements hormonaux, ont changé de sexe ou sont en cours de transition. La politique du CIO susmentionnée, avec toutes ses limites, est une première tentative d’élaborer une politique fondée sur des opinions médicales qui établit les conditions sous lesquelles les athlètes transgenres peuvent participer à des compétitions dans la catégorie de leur nouveau sexe tout en assurant que l’équité est maintenue pour toutes et tous les participants. Toutefois, les limites imposées quant à l’admissibilité des athlètes des niveaux secondaire et collégial viennent compliquer l’utilité de politiques comme celle du CIO pour les sports dans les écoles. Il est essentiel d’élaborer des politiques plus définies et inclusives pour les athlètes d’âge scolaire en période de transition. On doit permettre aux athlètes dont l’identité ou l’expression sexuelle ne correspond pas à leur sexe à la naissance de participer à des équipes de la catégorie de leur sexe à la naissance tant qu’elles ou ils ne prennent pas des hormones ou ne subissent pas une chirurgie pour changer de sexe. Si ces athlètes choisissent de participer à des compétitions dans la catégorie du sexe de leur choix, les questions d’équité peuvent être soulevées et devront être examinées. Par exemple, un athlète de sexe masculin à la naissance qui s’identifie en tant que femme mais ne prend pas d’hormone ou n’envisage pas une inversion sexuelle chirurgicale pourrait avoir un avantage non juste s’il prenait part à des compétitions avec des athlètes féminines à la naissance. Cette situation n’est peut-être pas la même pour les athlètes féminines en transition pour devenir des hommes. À l’heure actuelle, aucune politique ne permet à ces athlètes de participer à des compétitions dans la catégorie du sexe de leur choix. Politiques concernant l’accès aux vestiaires et aux toilettes : Les vestiaires et les toilettes son habituellement séparés par sexe et posent un défi aux administratrices et administrateurs qui souhaitent répondre aux besoins des athlètes, entraîneures et entraîneurs transgenres. La question concernant le lieu où changer ses vêtements, prendre un douche ou aller aux toilettes lorsque les vestiaires sont réservés uniquement aux hommes ou uniquement aux femmes nécessite un peu de créativité pour assurer que les athlètes aient accès à des installations dans un environnement sécuritaire, confortable et pratique. Bon nombre d’écoles répondent aux besoins des personnes transgenres en désignant « neutres en genre » des installations comportant une seule toilette. Lorsque ces toilettes neutres ne sont pas disponibles, il est généralement accepté que les étudiantes et étudiants aient accès aux toilettes destinées au sexe auquel elles et ils s’identifient : les femmes transgenres/ayant terminé leur transition devraient avoir accès aux toilettes des femmes et les hommes transgenres/ayant terminé leur transition devraient avoir accès aux toilettes des hommes. Certaines écoles ont dans l’aire des vestiaires une toilette ou une aire de changement mixte pour les personnes en fauteuil roulant. Cette pièce pourrait également être utilisée pour répondre aux besoins des personnes transgenres. D’autres écoles prévoient dans les vestiaires des aires privées où toutes et tous les athlètes peuvent se changer et prendre une douche. Ces aires privées peuvent être bénéfiques pour toutes et tous et non seulement les athlètes transgenres, car certaines personnes pourraient également préférer se changer ou prendre une douche dans une aire privée pour des raisons de modestie personnelle ou de croyances religieuses. Lorsque les vestiaires comportent des aires privées, on devrait permettre aux athlètes transgenres d’accéder au vestiaire réservé au sexe auquel elles ou ils s’identifient. Dans certains cas, il pourrait être approprié de permettre aux athlètes transgenres d’utiliser le vestiaire à un moment différent des autres athlètes afin de leur procurer suffisamment de respect pour leur vie privée. Politiques concernant l’hébergement de l’équipe à l’hôtel : Lorsque les équipes se déplacent et que des dispositions sont prises pour l’hébergement, les entraîneures et entraîneurs peuvent déterminer de nombreuses façons les coéquipières ou coéquipiers qui partageront une chambre et celles et ceux qui seront seuls dans leur chambre. Certaines entraîneures et certains entraîneurs assignent les chambres, tandis que d’autres laissent les membres de l’équipe prendre cette décision. Certaines entraîneures et certains entraîneurs fondent leurs décisions sur des stratégies de sport. Par exemple, certaines entraîneures et certains entraîneurs de softball ou de base-ball donnent une chambre simple au lanceur de départ et regroupent les athlètes qui ont un rapport particulier afin de maximiser la possibilité qu’elles et ils relaxeront et auront une bonne nuit de sommeil. D’autres entraîneures et entraîneurs varient périodiquement l’assignation des chambres de sorte que tous les athlètes partageront une chambre avec chacune et chacun des autres athlètes au cours de la saison. Toutefois, le niveau de confort et le respect de la vie privée de chaque personne doivent être tenus en compte dans ces décisions. Si la meilleure façon d’assurer le confort et le respect de la vie privée est d’assigner aux personnes transgenres une chambre simple, les entraîneures et entraîneurs devraient alors envisager cette solution. Politiques sur le code vestimentaire : Certaines
entraîneures et certains entraîneurs adoptent un code vestimentaire
que les membres de leur équipe doivent suivre lorsqu’elles
ou ils se déplacent à l’extérieur ou le jour
d’un match à domicile. Qu’il y ait ou non des athlètes
transgenres au sein de l’équipe, les codes vestimentaires
neutres peuvent établir une norme pour l’équipe et
exprimer l’unité et l’identité de l’équipe
sans que les membres aient à porter des vêtements propres
à un sexe. Par exemple, plutôt que d’exiger aux membres
des équipes féminines de porter une jupe et des chaussures
à talons, le code devrait inclure un chemisier, un pantalon et
des chaussures basses qui sont plus habillés que les styles de
vêtements de loisir habituellement portés à l’école.
7. Exposé: Recrutement négatif
et homophobie dans le sport féminin Toutes les entraîneures du niveau collégial s’efforcent d’attirer à leur école des athlètes d’élite du niveau secondaire. Elles ont recours à des pratiques de recrutement éthiques pour promouvoir leur programme et l’école en décrivant leurs qualités exceptionnelles et les excellentes possibilités afin de convaincre les athlètes que c’est à leur école qu’elles seront le plus en mesure d’atteindre leurs objectifs athlétiques et académiques. Le recrutement négatif, par contre, est une pratique non éthique. Les entraîneures qui ont recours à des tactiques de recrutement négatif non seulement décrivent positivement leur programme aux recrues éventuelles et à leur famille, mais formulent également des commentaires négatifs sur les autres écoles et programmes de sport que les athlètes envisagent. Le recrutement négatif est un problème sérieux, en particulier dans la Division I où il y a une forte concurrence pour les athlètes d’élite et que les répercussions sont importantes pour la carrière des entraîneures qui ne parviennent pas à attirer certaines athlètes. Le recrutement négatif peut inclure des critiques ou des insinuations sur tout aspect d’une école rivale : l’expérience de l’entraîneure, le programme particulier auquel l’athlète est intéressée ou la division à laquelle l’école appartient. Toutefois, le recrutement négatif dans le sport féminin mise souvent sur les craintes et les préoccupations qu’une athlète de niveau secondaire et sa famille pourraient avoir à l’égard de la présence au sein de l’équipe de coéquipières ou d’entraîneures lesbiennes ou bisexuelles. Malheureusement, les stéréotypes encore présents chez les athlètes et leurs parents concernant le fait que les lesbiennes posent une menace sexuelle ou des préoccupations religieuses pour le climat « moral » d’une équipe composée de femmes lesbiennes ou bisexuelles font du recrutement homophobe un outil efficace pour les entraîneures non éthiques. Ce type de recrutement négatif peut être direct ou subtil. Les entraîneures disent parfois à une recrue et à sa famille qu’une entraîneure rivale est lesbienne ou qu’il y a des joueuses lesbiennes au sein de l’équipe. Les entraîneures ont recours à cette tactique même si elles ne connaissent pas l’orientation sexuelle des entraîneures et athlètes de l’autre école. D’autres entraîneures font preuve de plus de subtilité. Elles font allusion à des rumeurs ou font des insinuations concernant des problèmes au sein d’une autre équipe causés par des questions de « style de vie » ou de « morale » qui pourraient être offensives ou menaçantes pour la recrue et sa famille. Bien que cette pratique de recrutement négatif soit plus courante au niveau collégial, elle se fait également au niveau secondaire. Les entraîneures du niveau secondaire ont souvent une influence sur le choix des athlètes et peuvent avoir recours au recrutement négatif pour orienter une athlète et sa famille vers un programme collégial particulier. Le recrutement négatif crée un environnement hostile tant pour les athlètes et les entraîneures lesbiennes que les entraîneures hétérosexuelles. Ces dernières sont aussi la cible du recrutement négatif homophobe même si elles ne sont pas lesbiennes. Des insinuations concernant la présence de lesbiennes « prédatrices » ou « immorales » au sein d’une équipe ont terni la réputation d’entraîneures et l’image d’équipes collégiales. Ces rumeurs peuvent nuire à la capacité de recrutement d’une entraîneure. Bon nombre d’entraîneures déploient de grands efforts pour présenter une image hétérosexuelle afin d’éviter qu’on pose l’étiquette de lesbienne sur leur programme. Nombreuses sont les lesbiennes entraîneures qui cachent leur identité et leur famille afin d’éviter d’être la cible du recrutement négatif. Les entraîneures lesbiennes (et les entraîneures perçues comme étant lesbiennes) œuvrent dans l’ombre des stéréotypes, ce qui nuit à leurs efforts de recrutement auprès des athlètes de niveau secondaire et de leurs parents qui croient aux stéréotypes concernant les lesbiennes. En octobre 2006, le National Center for Lesbian Rights (NCLR) a parrainé un exercice de réflexion sur le recrutement négatif dans le monde du sport féminin et masculin. En collaboration avec la NCAA, cet exercice a marqué les premiers efforts déployés à l’échelle nationale concernant le recrutement négatif. Au nombre des participants, mentionnons du personnel du NCLR et de la NCAA, des directrices et directeurs du sport, des entraîneures et entraîneurs, des chefs d’organismes de sport, des gestionnaires de divisions de sport et d’autres spécialistes en éducation et des chercheures et chercheurs. Les participants ont relevé des plans d’action en éducation et en recherche visant à éliminer le recrutement négatif dans le sport au niveau collégial. Ces plans sont les premiers efforts méthodiques pour lutter contre le recrutement négatif. À mesure que des progrès seront réalisés, l’équipe de l’initiative It Takes A Team procurera des ressources et de l’information sur son site Web. À mesure que les attitudes générales concernant les lesbiennes, les homosexuels et les personnes bisexuelles deviendront plus positives, le recrutement négatif homophobe perdra de son efficacité. Ce changement commence déjà à se produire car de plus en plus de recrues du secondaire et leur famille sont choquées par les suppositions d’une entraîneure à l’effet qu’elles partagent l’attitude négative à l’égard des lesbiennes et des femmes bisexuelles ou par le recours à des tactiques non éthiques. De plus en plus d’athlètes du niveau secondaire fréquentent des écoles où il y a des clubs pour les personnes homosexuelles et hétérosexuelles, et un plus grand nombre de personnes ont des parents, des camarades et des collègues qui sont lesbiennes et homosexuels. À mesure que ces changements se produiront à plus grande échelle, les personnes ayant recours au recrutement négatif homophobe subiront de plus en plus les conséquences de leur comportement non éthique alors que les athlètes et leurs parents rejetteront leur école. Entre-temps, voici quelques suggestions pour aborder les tactiques de recrutement négatif. Recommandations :
8. Exposé
: Les athlètes allosexuels de couleur : Intersections entre le
racisme, le sexisme et l’hétérosexisme Alpha Alexander, professeure du Lane College; Dora Dome, National Center for Lesbian Rights; Pat Griffin, directrice d’ITAT; Yolanda Jackson, Women’s Sports Foundation; Camille O’Bryant, professeure agrégée du California Polytechnical Institute; Jillian Ross, diplômée de l’University of Tennessee Knoxville Afin d’aborder la discrimination et les préjugés contre les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels, il est essentiel de comprendre comment d’autres identités outre l’orientation ou l’identité sexuelle ont une incidence sur l’expérience des personnes allosexuelles. Chaque athlète, entraîneure et entraîneur est bien plus que son orientation ou son identité sexuelle. La race, la classe économique et la religion sont au nombre de la multitude des aspects de l’identité sociale qui accentuent la complexité de l’examen de la discrimination et des préjugés dans le monde du sport. Les interactions entre ces identités compliquent les expériences des personnes allosexuelles dans le monde du sport et peuvent rendre les expériences d’athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels bien différentes les unes des autres. En raison de ces intersections de ces différentes identités, il importe de ne pas présumer que toutes les personnes allosexuelles font l‘expérience de leur orientation sexuelle de la même façon. Une athlète lesbienne dont la famille ne peut payer les coûts liés aux études collégiales dépend de sa bourse d’athlète pour ses études collégiales et sera probablement peu encline à dévoiler son orientation sexuelle si elle estime que cette information pourrait compromettre sa bourse. Dans le même ordre d’idée, un athlète homosexuel dont les croyances religieuses condamnent l’homosexualité pourrait hésiter davantage avant de révéler son orientation. Les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de couleur doivent conjuguer à la fois avec le racisme et l’hétérosexisme dans le monde du sport. Qui plus est, les femmes allosexuelles de couleur doivent faire face au sexisme. Pour les athlètes allosexuels de couleur, la décision de révéler ou non leur orientation sexuelle est une question d’équilibre entre les identités touchées par les effets combinés du racisme, de l’hétérosexisme et du sexisme (pour les femmes de couleur). Cette intersection de racisme et d’hétérosexisme crée des conflits et des complications auxquels les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de race blanche n’ont pas à faire face. Par exemple, les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de couleur ressentent souvent une séparation de leurs coéquipières et coéquipiers hétérosexuels de couleur. Si des athlètes hétérosexuels de couleur expriment leurs sentiments contre les homosexuels, les athlètes allosexuels de couleur hésitent souvent à révéler leur orientation sexuelle. Cette hésitation repose sur la crainte de s’isoler de leurs camarades et des autres membres de l’équipe. Elles et ils ont souvent peur du jugement des groupes religieux de couleur et craignent de perdre leur réseau de soutien de la collectivité, de la famille et de leurs camarades de couleur. Ce conflit est particulièrement pressant pour les athlètes de couleur d’équipes principalement composées de personnes de race blanche. Les athlètes allosexuels de couleur doivent composer avec la pression de représenter leur race étant donné le faible nombre d’élèves de couleur et la pression de choisir une des deux identités. La possibilité d’aliéner les autres étudiantes et étudiants de couleur a des répercussions auxquelles les personnes allosexuelles de race blanche ne sont pas confrontées dans les écoles à majorité blanche. Dans les écoles où il y a plus d’athlètes de couleur que d’étudiantes et d’étudiants de couleur dans l’ensemble de l’école, les athlètes allosexuels de couleur peuvent souvent établir des réseaux de soutien et d’amitié avec d’autres athlètes de couleur. Ce soutien, toutefois, repose parfois sur leur consentement de ne pas révéler leur orientation sexuelle. Dans bon nombre de collectivités de couleur, les personnes allosexuelles sont tolérées tant qu’elles n’affichent pas ouvertement leur orientation sexuelle. Cependant, le coût psychologique d’un tel comportement est élevé et requiert une grande énergie qui a une incidence sur les amitiés, les liens familiaux, le rendement académique, la performance athlétique et l’estime de soi. Les personnes hétérosexuelles de couleur perçoivent parfois que les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de couleur qui sont ouverts concernant leur sexualité choisissent leur sexualité plutôt que leur race. Par conséquent, elles et ils perçoivent les athlètes allosexuels de couleur comme des « traîtres de leur race ». Ceci est particulièrement vrai chez les personnes hétérosexuelles de couleur qui estiment que l’identification comme lesbienne, homosexuel ou personne bisexuelle est principalement un problème chez les personnes de race blanche. Dans le présent cas, l’hétérosexisme et l’homophobie isolent les personnes allosexuelles de couleur des autres groupes de couleur dans le milieu du sport. Les athlètes allosexuels de couleur pourraient également se sentir rejetés des autres personnes allosexuelles de race blanche ou des organismes scolaires allosexuels. Certaines et certains athlètes allosexuels de couleur préfèrent se donner le nom d’« amantes ou amants du même sexe » (race noire) ou de « bispirituels » (Autochtones) comme moyen de différencier leurs expériences de celles des personnes allosexuelles de race blanche. Les athlètes allosexuels de couleur font face au racisme qui se produit souvent dans les école dont les organisations scolaires allosexuelles principalement composées de personnes de race blanche et d’athlètes allosexuels de race blanche. Qu’elles ou ils en soient conscients ou non, les étudiantes et étudiants allosexuels de race blanche obtiennent des avantages liés à leur race qui peuvent souvent diminuer les préjugés à l’égard des personnes allosexuelles. Elles et ils ne comprennent pas comment la race a une incidence sur les expériences des personnes allosexuelles de couleur ou comment leur propre identité de membre de la race blanche leur procure des avantages qui les aident à révéler librement leur identité d’allosexuel. La décision de rendre publique son orientation sexuelle est suffisamment difficile pour bon nombre d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels de race blanche. Cependant, en raison d’un grand nombre de raisons liées au racisme et à la peur d’être isolés de leur groupe de couleur, il est moins probable que bon nombre d’athlètes, d’entraîneures et d’entraîneurs allosexuels de couleur révéleront publiquement leur orientation sexuelle. Par exemple, la religion est souvent un aspect qui revêt de l’importance tout au long de la vie des étudiantes et étudiants de couleur et sert de tampon spirituel et personnel contre le racisme. Si leur groupe religieux et leur famille considèrent l’homosexualité comme un péché, le jugement éventuel et l’isolation de cette source de réconfort et de soutien pourraient être dévastateurs. Même si la religion joue également un rôle important dans la vie des athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de race blanche, la complexité que vient ajouter le racisme ne fait pas partie de leur expérience. Bon nombre des attentes relativement au sexe et à la sexualité auxquelles doivent répondre les athlètes, entraîneures et entraîneurs allosexuels de couleur reposent sur des stéréotypes raciaux. Ces dernières et derniers doivent également répondre aux attentes culturelles dominantes pour la masculinité, la féminité et l’hétérosexualité. Les différences culturelles relativement aux perceptions de la sexualité et du sexe ont une incidence sur la façon dont les athlètes allosexuels de couleur se perçoivent et comment leur famille et camarades les voient. Les différences dans les perceptions culturelles, la langue et les attentes concernant l’identité et l’expression sexuelle des Afro-américains, des Asiatiques, des Hispaniques et des Autochtones ne sont pas nécessairement les mêmes que celles au sein de la culture nord-américaine principalement composée de personnes de race blanche. Tout comme il importe de ne pas présumer que les athlètes allosexuels de couleur ont la même expérience de leur orientation que les athlètes allosexuels de race blanche, il importe également de comprendre que les expériences des athlètes allosexuels de couleur sont aussi variées en raison de ces différences culturelles. Les femmes lesbiennes et bisexuelles de couleur sont confrontées à la fois au racisme, au sexisme et à l’hétérosexisme. Elles doivent également composer avec les attentes de la société en matière de féminité (race blanche) et les attentes à ce même titre de leur groupe racial ou ethnique particulier. Par exemple, la norme de la femme de race blanche qui reste à la maison pour élever les enfants ne s’applique pas à la femme noire. Par le passé, ces dernières ne pouvaient tout simplement pas le faire et, aujourd’hui, elles ont donc la possibilité, voire la nécessité parfois, de travailler à l’extérieur de la maison. Les stéréotypes concernant les athlètes féminines de couleur, en particulier les femmes de race noire, peuvent mener à penser que ces dernières sont « naturellement » plus animales ou athlétiques, masculines ou sexuelles que leurs coéquipières de race blanche. Ces stéréotypes sont particulièrement dégradants pour les athlètes noires lesbiennes ou bisexuelles qui font également l’objet de stéréotypes fondés sur leur orientation sexuelle. Dans la même veine, des normes de masculinité ou des attentes différentes en matière de sexe et de sexualité s’appliquent aux hommes homosexuels et bisexuels de couleur qu’aux hommes allosexuels de race blanche. Les athlètes homosexuels et bisexuels de couleur qui ne révèlent pas ouvertement leur orientation sexuelle se sentent souvent obligés de se conformer à des stéréotypes de masculinité plus rigides afin d’éviter que leurs coéquipiers de race blanche et de couleur aient des soupçons quant à leur sexualité. En raison de tous ces facteurs complexes, les entraîneures et entraîneurs et les administratrices et administrateurs de sport doivent prévoir comment la race et d’autres aspects de l’identité auront une incidence différente sur les expériences des athlètes, des entraîneures et des entraîneurs allosexuels de couleur et de race blanche. Recommandations :
9. Exposé: Harcèlement sexuel entre les athlètes et questions concernant les personnes allosexuelles dans le monde du sport (Pat Griffin)
Le harcèlement sexuel est souvent défini comme des paroles, des agissements ou des gestes non désirés et répétés ayant une connotation sexuelle qui, par nature, porte atteinte à la dignité de l’intégrité physique ou psychologique de la personne et mène à des conditions de travail ou d’apprentissage qui sont hostiles ou inconfortables. Un tel comportement peut prendre diverses formes, y compris les suivantes sans toutefois s’y limiter :
La loi interdit le harcèlement sexuel et s’applique à toutes les personnes participant au sport en milieu scolaire : entraîneures et entraîneurs, athlètes, conseillères et conseillers académiques, et administratrices et administrateurs, peu importe leur orientation sexuelle. On devrait enseigner à toutes les participantes et à tous les participants à un programme de sport ce qui constitue du harcèlement sexuel et les procédures pour le rapporter. Les administratrices et administrateurs de sport et les entraîneures et entraîneurs sont particulièrement responsables d’aborder la question du harcèlement sexuel et de maintenir un climat sécuritaire et respectueux pour toutes et tous les athlètes. Le harcèlement sexuel peut prendre de nombreuses formes :
Toutes les manifestations de harcèlement sexuel devraient être traitées de la même manière, peu importe le sexe ou l’orientation sexuelle des personnes concernées. Toutes les personnes participant au sport ont le droit d’évoluer dans un climat sécuritaire et respectueux, et les mêmes normes de conduite devraient s’appliquer à toutes et tous. Perceptions du harcèlement sexuel et homophobie Les stéréotypes et les craintes concernant les lesbiennes et les homosexuels peuvent prédisposer certaines personnes à penser que les athlètes, entraîneures et entraîneurs lesbiennes et homosexuels posent, simplement par leur présence, une menace sexuelle pour les autres membres de l’équipe. Le stéréotype que les lesbiennes et les homosexuels sont des prédateurs sexuels qui forcent leur attention sexuelle ou exercent une pression sexuelle sur les jeunes personnes est peut-être l’un des mythes les plus destructeurs à la base de la discrimination contre les lesbiennes et les homosexuels dans le monde du sport. En raison de ce stéréotype, certaines personnes pourraient avoir peur de partager un vestiaire, les douches ou une chambre d’hôtel avec une lesbienne ou un homosexuel. Lorsque les athlètes ou les entraîneures et entraîneurs font ces suppositions concernant les membres de leur équipe qui sont lesbiennes ou homosexuels, la possibilité d’une mauvaise interprétation et d’une accusation peut créer de graves malentendus qui pourraient compromettre des carrières et nuire à des relations. La crainte qu’ont certains membres de l’équipe de faire l’objet du harcèlement sexuel ou même d’un intérêt sexuel de la part d’un membre de l’équipe étant lesbienne ou homosexuel peut créer un climat de non-confiance et peu sécuritaire pour toutes et tous. Afin de séparer l’homophobie du harcèlement sexuel, il est essentiel de faire une distinction entre présence et comportement. Lorsque les athlètes ne sont pas confortables en présence de membres de l’équipe qui sont lesbiennes ou homosexuels ou font des accusations de harcèlement sexuel en présence de membres lesbiennes ou homosexuels de l’équipe, le problème est l’homophobie chez les athlètes qui ont peur ou ne sont pas confortables. Par contre, lorsque les athlètes sont inconfortables, ont peur ou font des accusations fondées sur des comportements sexuels non souhaités (paroles ou gestes), le problème est le harcèlement sexuel et doit être traité comme tel. En établissant la différence entre présence et comportement, les entraîneures et entraîneurs et les administratrices et administrateurs de sport seront mieux en mesure de régler le problème adéquatement. On ne devrait pas pénaliser les lesbiennes et homosexuels qui participent au sport ou restreindre leur participation parce que d’autres personnes ont des craintes ou ne sont pas confortables avec leur présence au sein de l’équipe, dans les vestiaires ou dans les chambres d’hôtel. Les lesbiennes et homosexuels participant au sport sont toutefois tenus d’observer les mêmes normes de conduite s’appliquant à tous les autres membres de l’équipe en matière de harcèlement sexuel. Différence entre invitation et harcèlement et amitié et intérêt amoureux L’homophobie peut également compliquer la façon dont une personne hétérosexuelle répondra à une invitation d’une coéquipière lesbienne ou d’un coéquipier homosexuel à participer à une activité sociale à l’extérieur. Les membres de l’équipe qui entretiennent des stéréotypes concernant les lesbiennes et les homosexuels pourraient interpréter toute invitation d’une coéquipière lesbienne ou d’un coéquipier homosexuel, même une invitation fondée sur un intérêt dans une amitié, comme une avance sexuelle ou une expression d’un intérêt amoureux. Si l’invitation est fondée sur un intérêt amoureux et que la personne invitée n’est pas intéressée, un refus respectueux est approprié dans le cas d’une invitation non souhaitée d’une personne hétérosexuelle. Lorsque l’intérêt amoureux ou sexuel est persistant malgré de nombreux refus, la situation peut être considérée comme du harcèlement sexuel et devrait être signalée comme telle. Recommandations:
10. Exposé: Religion et homosexualité
dans le sport Conformément à la protection constitutionnelle pour la liberté de religion et les conventions traditionnelles de la séparation de la religion de l’État, les responsables des programmes de sport offerts dans les écoles publiques ou les écoles privées laïques ont la responsabilité d’assurer un climat religieux neutre dans lequel aucune croyance ou pratique religieuse n’est privilégiée par rapport à d’autres. Cette neutralité permet aux athlètes et aux entraîneures et entraîneurs d’exprimer leurs croyances et de protéger les droits des athlètes et entraîneures et entraîneurs qui ne partagent pas ces croyances ou qui choisissent de ne pas participer à une activité religieuse. Il en est autrement pour les programmes de sport dans les écoles religieuses. Par exemple, dans les écoles catholiques, musulmanes, juives ou chrétiennes protestantes, on peut s’attendre au respect de leurs croyances comme condition d’admission ou, à tout le moins, présumer que les étudiantes et étudiants et les enseignantes et enseignants connaissent les attentes et pratiques liées à leur religion dans le milieu scolaire. La plupart des écoles religieuses sont engagées à assurer le respect, la sécurité et l’équité de leurs membres qui ne partagent pas les mêmes croyances religieuses. Cependant, les athlètes, entraîneures et entraîneurs qui choisissent de s’inscrire ou de travailler à des écoles religieuses doivent le faire en tenant compte du fait que des activités religieuses particulières et des suppositions concernant leurs croyances religieuses feront partie de la culture de l’école. La présente discussion porte sur l’expression religieuse dans les programmes de sport offerts dans les écoles publiques et privées laïques. Le défi dans ces écoles est de trouver un terrain commun où les athlètes et les entraîneures et entraîneurs de toutes les croyances spirituelles et non spirituelles peuvent participer ensemble à des compétitions dans un milieu neutre, respectueux, sécuritaire et équitable malgré les différences en matière de croyances religieuses. La liberté de religion signifie également de ne pas se voir imposer la religion des autres dans des activités qui ne sont ni liées ni fondées sur ces religions. Les programmes de sport dans les écoles publiques ou privées laïques sont des exemples de telles activités. Les entraîneures et entraîneurs sont responsables d’assurer un climat neutre en matière de religion pour toutes les activités d’équipe. Selon les directives du gouvernement américain en matière d’expression religieuse dans les écoles publiques, les entraîneures et entraîneurs ou autre personnel des écoles n’ont pas le droit d’encourager ou de décourager la prière ou de participer activement à des activités religieuses avec les étudiantes et étudiants lorsqu’elles et ils agissent à titre officiel de « représentantes et représentants de l’État ». Les entraîneures et entraîneurs agissent à ce titre dans l’exercice de leurs fonctions d’employés d’écoles. Les activités auxquelles les athlètes participent sous la direction de l’entraîneure ou de l’entraîneur, notamment des séances d’entraînement, des jeux, des déplacements, des activités d’équipe outre que des compétitions, des communications écrites pour l’équipe et toute autre activité d’équipe requise, devraient demeurer neutres en matière de religion. Même lorsque des activités d’équipe axées sur la religion ne sont pas requises, mais suggérées ou offertes comme options facultatives par les entraîneures et entraîneurs ou les capitaines d’équipe, les athlètes se sentent souvent obligés d’y participer. Les activités religieuses menées par une entraîneure ou un entraîneur, la ou le capitaine de l’équipe ou une ou un autre chef d’équipe posent un problème particulier pour les autres athlètes et entraîneures et entraîneurs. Bon nombre d’athlètes (ou d’entraîneures adjointes ou entraîneurs adjoints) ne s’opposeront pas aux prières d’équipe ou aux autres activités religieuses même si elles et ils ne souhaitent pas y participer. Cette réticence reflète la peur de répercussions négatives qui pourraient nuire à leur possibilité de participer à des compétitions, une peur de causer la dissension au sein de l’équipe ou la crainte de se mettre à dos les entraîneures, entraîneurs, capitaines d’équipe ou autres athlètes. Même les prières neutres présument que toutes les participantes et tous les participants croient en une puissance supérieure et constituent une imposition sur les droits des participantes et participants d’être libres d’activités religieuses dans le sport. Les capitaines d’équipe ont également un rôle de chef de file à jouer auprès des autres athlètes afin d’assurer que ces dernières et derniers sont traités avec respect et équité, et que personne n’est pris à partie ou mis à l’index ou, encore, n’est dans une situation où elle ou il sera mal à l’aise en raison de son identité ou de ses croyances religieuses. Les croyances religieuses concernant l’homosexualité est un domaine pouvant éventuellement causer des conflits dans le monde du sport, ce qui pourrait avoir une incidence sur les athlètes, les entraîneures et entraîneurs et l’ensemble de l’équipe. Les croyances religieuses concernant l’homosexualité sont variées. Dans certaines religions, l’homosexualité est considérée comme un péché, tandis que dans d’autres, les lesbiennes, les homosexuels et les personnes bisexuelles font simplement partie d’un vaste spectre de la sexualité qui est accepté au sein de la collectivité. Bon nombre de groupes religieux ont adopté des politiques contre la discrimination même s’ils considèrent l’homosexualité comme un péché. D’autres déploieront des efforts pour « sauver » les lesbiennes et les homosexuels de leur « mode de vie ». Certaines croyances adoptent l’attitude de « vivre et laisser vivre » à l’égard de l’homosexualité et prêchent la tolérance, si la situation n’est pas acceptable. Pour les entraîneures, entraîneurs, capitaines d’équipe et autres membres de l’équipe qui considèrent l’homosexualité comme un péché, le défi dans une école publique ou privée laïque est de séparer leurs croyances personnelles de leur responsabilité afin de trouver un terrain commun pour respecter les différences entre les entraîneures, entraîneurs et athlètes dans un contexte neutre en matière de religion. Les entraîneures, entraîneurs et autre personnel des services de sport ont la responsabilité professionnelle d’assurer que TOUTES et TOUS les athlètes sont traités de façon respectueuse et équitable peu importe leurs croyances personnelles concernant l’homosexualité ou leur orientation ou identité sexuelle. Ce qui est inacceptable dans un milieu de sport (participation obligatoire ou volontaire) :
Ce qui est acceptable :
11. Exposé: Quoi faire si
vous pensez être victime de discrimination
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