Récipiendaires 1997

ANNONCE DES RÉCIPIENDAIRES DE LA BOURSE D’ÉTUDES COMMÉMORATIVE STACEY LEVITT

OTTAWA — Un fonds pour venir en aide aux jeunes femmes du Canada afin de les aider à réaliser leurs objectifs scolaires et athlétiques a été créé deux ans seulement après que Stacey Levitt, âgée de 18 ans, ait été tuée par une voiture alors qu’elle faisait du jogging.

Ce fonds contribue notamment à la bourse d’études Stacey Levitt décernée à des femmes actives dans le sport. Les premières récipiendaires de cette bourse, dont le nom a été annoncé aujourd’hui:

Hayley Wickenheiser, de Calgary;
L’équipe de hockey interuniversitaire féminine Red Blazers de l’Université du Nouveau-Brunswick;
Claire Sault de Fernwood, Colombie-Britannique;
Amber Louise Stevens, de Prince Albert, Saskatchewan; et
Jill Sadler, de Moncton, Nouveau-Brunswick.

«J’ai été très émue en lisant toutes les merveilleuses demandes de bourses d’études», a dit Cheryl Levitt, de Toronto, mère de Stacey. «Il y a beaucoup de jeunes femmes très talentueuses et qui sont une source d’inspiration dans notre pays. En fait, toutes les jeunes femmes semblaient très compétentes et dignes du prix. J’ai été impressionnée par la variété des activités physiques et sportives auxquelles s’adonnent ces jeunes femmes.»

Hayley Wickenheiser, une étudiante de 18 ans de l’Université de Calgary, est une vedette de l’équipe canadienne de hockey féminin. Elle se prépare à participer aux Jeux olympiques de 1998 à Nagano. Membre de l’équipe canadienne du Championnat du monde junior de softball de 1995, elle vise également une participation à l’épreuve de softball aux Jeux olympiques de 2000. Wickenheiser utilisera la bourse afin d’aider ses parents à payer leur voyage à Nagano et pour payer une part des coûts d’entraînement élevés au niveau élitique.

«Le sport féminin connaît un essor excitant et suscite beaucoup d’intérêt. Je me considère un exemple pour la prochaine génération d’athlètes féminines», a dit Wickenheiser. «Tout comme Stacey, je crois qu’il faut savoir équilibrer le sport, les études, le travail, les amies et une vie saine pour réussir dans le sport.»

L’Union sportive interuniversitaire canadienne (USIC) a annoncé la mise en oeuvre d’un championnat national de hockey sur glace féminin à compter de février 1998 au moment où l’équipe de l’Université du Nouveau-Brunswick apprenait qu’elle n’obtiendrait aucun appui financier dans le cadre du budget des sports de 1997-1998, malgré l’appui du corps enseignant. Thérèse Brisson, professeure de kinésiologie à l’université et membre de l’équipe nationale du Canada, précise que les fonds serviront à financer la participation de l’équipe au championnat de l’USIC.

«La bourse ne servira pas seulement à une mais à 20 athlètes-étudiantes méritantes et dynamiques», dit Brisson. «Elles ont manifesté un intérêt marqué envers leur sport et ont pris les mesures nécessaires pour créer une équipe féminine de hockey interuniversitaire à l’Université du Nouveau-Brunswick.»

Claire Sault a acquis la confiance en soi nécessaire pour poursuivre son rêve grâce au softball. Elle a mis sur pied trois équipes de différents groupes d’âge pour fins de participation au tournoi de qualification des Jeux autochtones de l’Amérique du Nord qui auront lieu du 3 au 10 août à Victoria. Elle utilisera sa bourse dans le but de cibler les jeunes femmes autochtones possédant des aptitudes au leadership et à les inscrire au programme national de formation des entraîneurs.

«Le sport est source de fierté et de confiance. Il contribue à l’avancement des jeunes femmes autochtones», dit Sault.

Amber Louise Stevens, une des meilleures nageuses de la Saskatchewan qui aspire à participer aux Jeux olympiques, participera également aux Jeux autochtones. La bourse sera utilisée pour payer les coûts de son voyage à Victoria avec sa mère.

«Cette bourse est essentielle à la poursuite du rêve olympique d’Amber», dit Janice Henry, présidente de Metis Women of Saskatchewan. «Cette jeune métisse représente l’avenir du Canada. Nous devons unir nos efforts afin d’encourager et d’appuyer nos enfants et créer un Canada fort.»

Jill Sadler, étudiante en sciences à l’Université Mount Allison et recrue de l’année au volley-ball, utilisera sa bourse pour payer ses études.

«Je veux continuer à donner le maximum de moi-même non seulement à mon équipe, mais aussi au sport féminin», dit Sadler. «Les femmes doivent être fortes et continuer à afficher une attitude dynamique à leur arrivée au gymnase, sur la glace et sur le terrain.»

«Le sport tenait une place importante dans la vie de Stacey Levitt. Elle excellait dans de nombreuses disciplines», dit Marg McGregor, directrice administrative de l’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique et membre du comité de sélection des cinq récipiendaires choisies à partir des 35 demandes reçues. «En créant cette bourse, la famille de Stacey a trouvé un merveilleux moyen de rendre hommage à son amour de la camaraderie et de l’esprit d’équipe qui caractérisent le sport.»

Le fonds contribue également à la bourse Stacey Levitt décernée à une athlète féminine exceptionnelle diplômée de l’école secondaire Northern, à Toronto, et à une bourse décernée à Outward Bound Canada, un programme de responsabilisation des femmes qui vient en aide aux personnes atteintes de cancer et aux victimes de violence.