Lauréates 2005
Kathleen Eddy – Victoria, Colombie-Britannique
Suzanne Hajto – Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard
Nicole Sooley – Paradise, Terre-Neuve
Elite Basketball – Île du Cap Breton, Nouvelle-Écosse
Saskatchewan Hot Wheels Basketball Club – Saskatoon, Saskatchewan
Lorsqu’elle a passé en revue les candidatures, Mme Levitt a été agréablement surprise par la qualité des candidatures. « Quel groupe remarquable de jeunes femmes, représentant chacune des provinces du Canada. Chaque histoire était touchante, inspirante et intéressante à lire. Il est tellement difficile de choisir seulement cinq candidates lorsqu’on ne les connaît pas personnellement. Nous sommes très fiers de chacune des candidates et leur souhaitons tout le succès possible dans leurs études, leur vie personnelle, leur carrière et leurs activités communautaires. » Elle a également souligné que ce prix permet de garder bien vivante la mémoire de sa fille, qui participait aux sports pour le pur plaisir de la camaraderie, de la compétition et du travail d’équipe. « Cette année marquera une nouvelle étape : le 30 août 2005, nous commémorerons la 10e année du départ de notre précieuse Stacey. Son esprit et son nom survivent à travers l’ACAFS et toutes ces merveilleuses jeunes femmes qui atteignent leurs objectifs. »
Présidente du conseil d’administration de l’ACAFS, Theresa Harvey Pruden, de Winnipeg, au Manitoba, est bien heureuse de voir que les récipiendaires de cette année ont grandement contribué à la vie de leurs collectivités respectives. « Nos trois lauréates ont toutes maintenu une excellente moyenne scolaire, tout en jouant un rôle de participante et de dirigeante dans les domaines du sport et de l’activité physique. Les deux organisations ont mis sur pied des programmes favorisant l’intégration, et ont travaillé fort afin d’éliminer certains des obstacles qui empêchent les filles et les jeunes femmes de participer à des activités sportives. C’est un honneur pour l’ACAFS d’être associée à la famille Levitt et à la bourse d’études Stacey Levitt car elle reconnaît et encourage ces dirigeantes actuelles et futures, tant au niveau du sport que de la vie communautaire. »
Les candidates récipiendaires 2005
Kathleen (Katie) Eddy, Victoria, C.-B.
À l’âge de 18 ans, Katie Eddy s’inscrit à l’Université de Victoria pour faire des études en sciences avec l’intention d’entrer en kinésiologie. Elle a effectué de brillantes études secondaires à la Glenlyon Norfolk School (GNS) de Victoria, où elle a excellé dans tous les domaines du programme scolaire. Pendant cinq années d’affilée, elle a obtenu la meilleure moyenne de son niveau. En 12e année, elle s’est vu décerner des prix en anglais, en calcul et en biologie, de même que plusieurs autres prix reconnaissant son excellence à l’école et dans les sports. Tout au long de ses études secondaires, elle a permis à plusieurs équipes de volley-ball et de soccer de remporter des titres à l’échelle locale, de l’île et de la province, méritant la reconnaissance « All Star » à maintes reprises. Elle est la première femme à avoir obtenu à deux reprises le titre de joueuse la plus utile à son équipe lors des championnats de soccer de Colombie-Britannique. En plus des sports qu’elle pratique de façon intensive à l’école, elle a réussi à trouver du temps pour jouer dans une équipe élite de soccer de la ligue Lower Island Metro et, plus récemment, dans une équipe féminine de la division 1 qui connaît du succès. Son aptitude à équilibrer une vie d’athlète et un horaire scolaire très chargés et sa participation à la vie de sa collectivité par le biais de son école est remarquable. Elle passe d’innombrables heures à coordonner le programme de sport de son école, à préparer les officielles et officiels en vue des divers événements sportifs et à servir de lien entre les élèves et un centre de conditionnement physique local. Ce programme a procuré aux filles de l’école des connaissances essentielles et de l’aide pratique afin d’acquérir des habitudes de vie active durables et de lutter contre les troubles alimentaires, un problème qui touche les jeunes femmes. Ses études secondaires ont été couronnées par le trophée inaugural du gouverneur qui lui a été remis à la GNS. Il s’agit d’un prix attribué au moyen d’un vote des élèves et du personnel pour reconnaître l’excellence et le leadership d’une ou d’un élève dans de nombreux domaines de la vie scolaire.
Suzanne Hajto – Charlottetown, Î.-P.-É.
Suzanne Hajto n’a pas laissé les nombreuses tragédies qu’elle a vécues l’empêcher de poursuivre ses objectifs. Dans les périodes difficiles de sa vie, elle s’est tournée vers les études, l’humanitarisme et l’activité physique comme mécanismes d’adaptation. En septembre prochain, elle amorcera la quatrième et dernière année de sa majeure en alimentation et nutrition à l’Université de l’île-du-Prince-Édouard, où elle est considérée comme une brillante étudiante. Originaire d’Ottawa, elle a choisi de faire du bénévolat en offrant des services liés à la nutrition. Le fait de travailler aux programmes « Meals on Wheels » et « Meal Mates » de l’hôpital Queen Elizabeth lui a donné de l’expérience concrète en matière d’interrelation entre la nutrition et la santé. Elle a particulièrement apprécié de pouvoir visiter des personnes âgées à leur domicile, et d’améliorer leur qualité de vie grâce à des repas nourrissants. L’été dernier, elle s’est adonnée à sa passion pour les voyages en allant apprendre l’espagnol à la University of Salamanca, en Espagne. Cet été, elle a reçu une subvention de recherche de l’Institut de recherche en santé du Canada afin de valider quels aliments sont offerts dans les écoles primaires de l’Î.-P.-É. avant que la nouvelle politique de saine alimentation soit mise en place à l’échelle de la province en septembre. Lorsqu’elle aura obtenu son diplôme de diététiste professionnelle, elle souhaite devenir instructrice d’aérobie certifiée afin de pouvoir motiver les gens à adopter un mode de vie sain par le biais d’une bonne nutrition et de l’activité physique.
Nicole Sooley – Paradise, T.-N.
Gymnaste, entraîneure, juge en gymnastique et aspirant à devenir physiothérapeute, Nicole Sooley a récemment obtenu son diplôme d’études secondaires avec distinction. Après avoir essayé différents sports dans sa jeunesse, elle a choisi de faire de la gymnastique de façon compétitive pendant dix ans, s’entraînant de 15 à 20 heures par semaine; elle s’entraîne actuellement au Campia Gymnastics Club. Nicole est membre d’équipes provinciales depuis 2000; elle a participé à des championnats de l’Atlantique et de l’est du Canada, et était la première substitut de l’équipe des Jeux d’hiver du Canada 2003. En 2003-2004, elle a été nommée athlète féminine de l’année de la collectivité de Paradise, et elle a été la première finaliste en 2004-2005. Elle a contribué à son sport en entraînant de jeunes gymnastes. Elle aime promouvoir le plaisir, l’équité et le développement physique et émotionnel chez les jeunes enfants. Elle est entraîneure au niveau récréatif, précompétitif et dans le cadre d’un programme adapté pour les enfants atteints du syndrome de Down. Elle enseigne les techniques de gymnastique aux enfants de manière à ce qu’ils puissent s’amuser, travailler ensemble comme coéquipières et coéquipiers en s’entraidant et développer leur confiance en soi par leurs réalisations personnelles et l’encouragement. Au cours de la dernière année, elle a dû subir deux interventions chirurgicales au genou, notamment une reconstruction du ligament croisé antérieur. Incapable de participer à des compétitions, elle a continué d’entraîner et a assisté à chacune des séances de son équipe afin d’encourager ses coéquipières tout au long de leur saison. Lorsqu’elle mettra fin à sa carrière de compétition, elle prévoit continuer de contribuer à son sport comme entraîneure et comme juge. La prochaine étape de sa vie : s’inscrire à l’Université Memorial afin d’y effectuer un baccalauréat en kinésiologie, ce qui la mettra sur la bonne voie pour atteindre son objectif de devenir physiothérapeute. Elle espère pouvoir se spécialiser dans les blessures sportives afin d’aider d’autres personnes à se remettre de leurs blessures et à réaliser leurs objectifs.
Les entreprises récipiendaires 2005
Elite Basketball – Île du Cap-Breton, N.-É.
Ce club, qui en est encore à ses premiers balbutiements, est une nouvelle option pour les jeunes femmes de la municipalité régionale du Cap-Breton. Elite Basketball préconise la bonne forme physique et un mode de vie sain, le développement d’habiletés sportives et l’acquisition d’aptitudes essentielles. Il est ouvert à toutes les jeunes femmes âgées de 7 à 17 ans qui partagent un intérêt ou une passion pour le basket-ball, qui ont le désir d’en apprendre les rudiments ou de performer à un haut niveau et qui ont le goût de s’amuser tout en apprenant et en rencontrant des gens. Reconnaissant que les frais d’inscription peuvent être un frein à la participation de certaines personnes, le club réussit à fonctionner sans en imposer. Il fait plutôt appel au soutien d’entreprises de la collectivité, et réunit des ressources grâce à des activités de financement organisées par un groupe de bénévoles et de jeunes membres engagés. Il a vu le jour dans un secteur confronté à de nombreux défis économiques afin d’aider les jeunes femmes à reconnaître leur potentiel d’athlète et à développer leur leadership et leur confiance en soi, et d’encourager un mode de vie sain. Dans une très courte période, grâce aux contributions de la collectivité, aux efforts des bénévoles et au leadership enthousiaste de deux entraîneures dévouées, Elite Basketball a ouvert ses portes à 75 filles de collectivités rurales de l’extrémité est de la Nouvelle-Écosse. Les filles ont commencé à faire bonne figure lors de championnats provinciaux et le club, qui connaît beaucoup de succès, permet au plus grand nombre possible de membres de faire l’expérience des tournois.
Saskatchewan Hot Wheels Basketball Club – Saskatoon, Sask.
Le club de basket-ball en fauteuil roulant « Saskatchewan Hot Wheels Basketball Club » a été formé il y a deux ans lorsqu’une athlète ayant un handicap déterminée en a eu assez de jouer au basket-ball en fauteuil roulant dans des équipes masculines. Elle a entrepris la fastidieuse tâche de recruter des femmes afin de former son propre club, qui compte aujourd’hui un noyau de 10 à 12 membres qui continue de s’accroître. Ce groupe de femmes âgées entre 14 et 30 ans est basé à Saskatoon. La majorité de ses membres sont des femmes ayant un handicap (traumatisme médullaire causé par un accident de voiture, spina bifida, paralysie cérébrale, blessure au genou, etc.). Elles aiment le fait que le basket-ball en fauteuil roulant permet l’intégration de toutes. N’importe quelle personne, handicapée ou non, peut y jouer; ces femmes peuvent ainsi pratiquer ce sport aux côtés d’amies et d’amis physiquement aptes. Durant ses deux premières années d’existence, soit 2003 et 20004, le club a participé au Championnat canadien de basket-ball en fauteuil roulant. Cette compétition a permis au club de renforcir son équipe et de développer le potentiel de ses joueuses. Pour bon nombre d’athlètes, le fait de faire partie de l’équipe leur procure un sentiment d’appartenance. Nombreuses sont celles qui ont eu à surmonter un obstacle, incluant souvent une réhabilitation et un entraînement rigoureux, simplement pour pouvoir pousser leur fauteuil roulant. Bien qu’elles aient comme objectif de remporter l’or un jour au Championnat canadien de basket-ball en fauteuil roulant féminin, elles visent d’abord et avant tout de surmonter les défis de la vie et de faire de leur mieux.
L’ACAFS souhaite voir un plus grand nombre de filles et de femmes jouer un rôle de participante et de dirigeante dans les domaines du sport et de l’activité physique. Organisme sans but lucratif, l’ACAFS offre de nombreux services, programmes et ressources à une multitude de clientes et clients, notamment des organismes de sport et d’activité physique, des enseignantes et enseignants, des entraîneures et entraîneurs, des professionnelles et professionnels de la santé et des chefs de file du domaine des loisirs. L’ACAFS travaille en étroite collaboration avec des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux à des activités et des initiatives qui favorisent un changement positif et l’équité des sexes pour les jeunes filles et les femmes au sein des communautés du sport et de l’activité physique.









