Prix de la percée de l’ACAFS remis à cinq récipiendaires
Ottawa, ON – L’Association canadienne pour l’avancement des femmes, du sport et de l’activité physique (ACAFS) a récompensé cinq personnes et organismes à l’occasion de la remise des Prix de la percée 2004. Ces prix soulignent des réalisations exceptionnelles qui font tomber les barrières traditionnelles et favorisent la participation des filles et des femmes au sport et à l’activité physique. Les récipiendaires ont été choisi(e)s autant pour leur engagement dans des programmes communautaires que pour leur contribution à des projets d’envergure nationale, tels que la production d’émissions de télévision, et ce, durant l’année 2003.
France St-Louis – Catégorie individuelle, niveau provincial – Prix communautaire
France St-Louis s’est retirée du programme olympique canadien à l’âge de 40 ans pour fonder sa propre école de hockey et mettre sur pied un programme sport-études en hockey féminin. Au cours de sa carrière sportive, qui a duré 20 ans, elle s’est consacrée à la crosse et au hockey. Cinq fois championne du monde et récipiendaire de nombreux prix, elle a apporté une importante contribution au sport féminin et, en particulier, au hockey féminin.
Actuelle présidente honoraire du club de hockey Axion de Montréal de la Ligue nationale de hockey féminin (LNHF), France est également entraîneure adjointe de l’équipe féminine de hockey junior du Québec (moins de 18 ans). N’ayant jamais délaissé sa passion pour le hockey, elle agit à titre de porte-parole officielle du hockey féminin au Québec depuis 1999. Enseignante de formation, elle est l’entraîneure en chef du programme sport-études en hockey de l’école secondaire De Mortagne de Boucherville. Durant l’été, France s’occupe de son école et se fait un point d’honneur d’engager de jeunes joueuses de hockey pour l’assister. Faisant preuve d’un dévouement sans faille envers les jeunes athlètes féminines, elle aide les familles à prendre des décisions liées aux études et à l’avenir de leurs enfants dans le sport. La saison prochaine, elle parcourra des centaines de kilomètres pour assister aux matchs de ses protégées, les encourager et leur rappeler les grandes règles d’or de la réussite : le dynamisme, la détermination et la passion. Elle a toujours été, et continue d’être, une source d’inspiration pour les jeunes athlètes et les joueuses de hockey canadiennes.
Ceilidh Royals Girls Softball Association – Catégorie organisme, niveau provincial – Prix communautaire
À sa création, en 2002, l’organisme néo-écossais comptait une équipe de softball composée d’une vingtaine de filles. Il possède maintenant quatre équipes (mite, squirt, peewee et bantam) solidement implantées. C’est Janet MacIsaac, mère de trois enfants, qui a eu l’idée de fonder cet organisme après avoir constaté la disparition du programme de softball pour les filles. Elle a donc fait revivre ce sport en mettant sur pied une première équipe (catégorie squirt), qui a attiré des jeunes de plusieurs communautés. Grâce à l’aide des parents, qui ont participé activement à la recherche de financement, on a pu fournir de l’équipement et des uniformes aux joueuses et acquitter les frais relatifs à l’inscription provinciale.
Les membres de l’équipe, qui ont dû parcourir de longues distances au cours de la première saison pour trouver des équipes auxquelles se mesurer, ont participé à un nombre suffisant de matchs d’avant-saison pour prendre part aux championnats provinciaux. Elle a d’ailleurs terminé la première saison quatrième sur huit. En 2003, l’équipe n’a perdu aucune joueuse et de nouvelles recrues se sont présentées. On a donc créé une deuxième équipe (catégorie peewee). De nouveau, il a fallu chercher du financement pour acheter de l’équipement, payer les frais d’inscription et de déplacement. Les deux équipes ont connu de bonnes saisons et, après avoir travaillé d’arrache-pied, sont arrivées en deuxième position au classement provincial dans leur catégorie respective. Le fait de voir des équipes féminines encouragées, encadrées et équipées a motivé les filles qui ont été soutenues dans leurs efforts par la communauté. Elles sont très heureuses d’avoir vu leur nombre quadrupler et de pouvoir amorcer la saison 2004 avec quatre équipes de groupes d’âge distincts.
Kathy McAdam – Catégorie média, niveau provincial
Kathy McAdam fait figure de proue dans le domaine du hockey féminin, et ce, non seulement dans la région du Lower Mainland de la Colombie-Britannique, mais partout dans la province. Depuis plus de 30 ans, elle met sa carrière au service des équipes de hockey et s’est révélée une fine observatrice et une admiratrice assidue des matchs de hockey féminin durant plus de 15 ans. Entre 1999 et 2003, elle a écrit une chronique sur le hockey féminin pour BC Hockey Now, se faisant la porte-parole de joueuses toujours plus nombreuses. Elle a couvert assidûment les matchs de l’équipe nationale de hockey féminin du Canada et a donné une visibilité médiatique élargie au hockey féminin. En outre, elle a noué des liens avec des joueuses, des officiels et des administrateurs de la communauté qui ont contribué à mettre le hockey féminin en valeur.
Mme McAdam a soutenu l’équipe de hockey les Griffins de Vancouver de la LNHF dans l’élaboration d’un programme de relations avec les médias. De plus, elle l’a aidée à tisser des liens avec les médias locaux. Grâce à son appui à l’équipe féminine de hockey de l’Université de Colombie-Britannique, on a pu attirer l’attention des médias sur un éventuel abandon du programme. Elle a d’ailleurs su gagner l’appui du public pour la sauvegarde de l’équipe. Parent bénévole, elle a aussi été membre du conseil d’administration de la Richmond Girls Ice Hockey Association. Durant de nombreuses années, Mme McAdam a saisi toutes les occasions qui lui étaient offertes pour promouvoir le hockey féminin, que ce soit par le biais de ses contacts dans les médias, dans le milieu du hockey professionnel ou dans celui du sport en général. Sa contribution au rayonnement du hockey féminin en Colombie-Britannique est inestimable.
Deb Sanderson, Sportsnet – Catégorie média, niveau national
Pendant des années, Deb Sanderson a été l’une des dirigeantes les plus en vue dans le domaine de la production d’émissions de sport et a été l’une des premières femmes à occuper un poste supérieur dans ce domaine au Canada. Elle est actuellement directrice des émissions en direct pour le principal producteur d’émissions de ce genre au Canada, le réseau de télévision Rogers Sportsnet. Elle compte à son actif la présentation de matchs de hockey (LNH, hockey junior), de basket-ball (NBA), de soccer, de crosse, de base-ball, etc. Dans le cadre de ses fonctions, Mme Sanderson établit l’orientation éditoriale, embauche les producteurs et les commentateurs, et s’assure du bon déroulement de la diffusion de 200 heures d’émissions de sport en direct sur les ondes de Sportsnet par le biais de quatre signaux régionaux.
Avant d’occuper ce poste, elle était productrice pour la région du Pacifique et s’efforçait d’augmenter le potentiel de production d’émissions de sport et la visibilité de la Colombie-Britannique. C’est ainsi qu’elle a contribué à hausser le calibre des émissions sur la crosse et le soccer à la télévision canadienne. De plus, elle s’est battue pour obtenir une plus grande visibilité de la crosse et a joué un rôle de premier plan dans le succès de la Ligue nationale de crosse. En 2001, elle a permis au réseau Rogers Sportsnet d’obtenir la plus grosse cote d’écoute de son histoire, en présentant les matchs du Championnat de soccer féminin (moins de 19 ans) de la FIFA. Mme Sanderson continue de promouvoir le sport chez les femmes par la présentation d’émissions consacrées au sport féminin et son travail inspire les femmes désireuses d’assumer des postes de responsabilité dans le domaine de la télédistribution canadienne.
Pionnières et fondatrices du sport interuniversitaire féminin – Prix Marion Lay
Le Prix Marion Lay rend hommage à une personne, à un groupe ou à un organisme qui a su favoriser, sur une longue période, la participation équitable des femmes au sport et à l’activité physique. En décembre 1968, un groupe de femmes a rédigé une proposition de projet pour la tenue de championnats nationaux sous l’égide d’une nouvelle association baptisée Union canadienne féminine du sport interuniversitaire (CWIAU), qui se voulait le pendant de l’Union se consacrant aux activités sportives masculines. Pour les représentantes des quatre associations sportives interuniversitaires actuelles, la mission première de l’Union était d’organiser des championnats canadiens pour les femmes. Un an plus tard, en décembre 1969, le groupe a soumis son projet aux délégués de l’Union sportive interuniversitaire canadienne (USIC), l’actuel Sport interuniversitaire canadien. L’USIC a entériné le projet et la nouvelle association a été reconnue par les universités et la Direction générale de la Condition physique et du Sport amateur.
Les membres fondatrices de la CWIAU sont Marilyn Pomfret (Université de Colombie-Britannique), Pat Lawson (Université de la Saskatchewan), Pat Jackson (Université de la Saskatchewan), Pat Davis (Université de Waterloo), Anne Hewett (Université de Toronto), Mary Lyons (Université York), Mary Keyes (Université McMaster), Gladys Bean (Université McGill), Barb Mullaly (Université de l’Île-du-Prince-Édouard) et Lorraine Thurrott (Université de Moncton).
Depuis le jour de sa création jusqu’en 1978, la CWIAU a assuré la gestion du sport interuniversitaire dans tout le Canada. En 1978, la CWIAU et l’USIC ont fusionné de manière à ne former qu’un seul organisme dirigeant pour le sport interuniversitaire au Canada.
De nos jours, c’est l’organisme Sport interuniversitaire canadien (CIS) qui est responsable des championnats interuniversitaires pour les femmes et les hommes et organise des championnats nationaux dans les disciplines suivantes : basket-ball, volley-ball, natation, hockey sur gazon, hockey sur glace, cross-country, athlétisme, lutte, soccer et rugby. En grande partie grâce au travail des membres fondatrices de la CWIAU, CIS possède des politiques avant-gardistes en matière d’équité entre les sexes. Notamment, son conseil d’administration doit être composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes, la tenue d’un vote lors de l’assemblée générale annuelle ne peut se faire sans qu’il y ait des membres des deux sexes, et les hommes et les femmes doivent avoir autant d’occasions de pouvoir participer à des événements sportifs. CIS est un organisme qui respecte les principes de l’équité entre les sexes et qui fait la promotion du sport féminin.
Ces femmes, qui ont uni leurs efforts pour améliorer le sort et l’avenir du sport féminin, sont des pionnières : elles sont allées bien au-delà des limites établies à l’époque. La moitié des services offerts de nos jours par CIS concerne les jeunes femmes.
L’ACAFS a mis en place les Prix de la percée en 1986. Ils rendent hommage à des personnes et à des organismes dont les réalisations repoussent les limites et améliorent la participation des jeunes filles et des femmes. Année après année, les récipiendaires de ces prix s’ajoutent à l’annuaire virtuel des personnalités canadiennes ayant refusé de se plier aux traditions pour amener les jeunes filles et les femmes à prendre davantage le contrôle de leur pleine participation au sport et à l’activité physique.









